Lors d’une croisière fin février pour faire de la plongée en mer Rouge, les Franc-Montagnards Gérard et Sophie Jacot ont vu leur bateau prendre feu. Les 31 passagers et membres d’équipage ont dérivé plusieurs heures au large des côtes égyptiennes dans des canots de sauvetage. Une personne est toujours portée disparue. Témoignage
C’est le genre d’histoire qui vous fait dire que « ça n’arrive pas qu’aux autres ». Gérard et Sophie Jacot ont participé le mois dernier à une croisière spécialisée dans les activités de plongée en mer Rouge. Le Franc-Montagnard originaire de La Chaux-de-Fonds et son épouse ont passé plusieurs jours sur un yacht. A bord, 18 touristes et 13 membres d’équipage. Le 22 février, au 5e jour de croisière, les passagers sont réveillés en pleine nuit par le personnel. L’embarcation est en feu à 15 kilomètres des côtes égyptiennes. Tout le monde a dû fuir dans deux canots de sauvetage. « Le bateau a brûlé très vite. On entendait les déflagrations. C’était très impressionnant », témoigne Gérard Jacot, de retour chez lui à Saignelégier, sain et sauf.
Gérard Jacot : « Il y a trois ou quatre moments où on se dit que c’est terminé »
Une fois à bord des canots, le calvaire est loin d'être fini. « On s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de gilets de sauvetage, de pistolet d’alarme, de sirène ni de lumières », se remémore l’exploitant d’une vinothèque à Saignelégier. Les deux embarcations étaient munies de moteur mais l’un deux n’avait pas d’essence. Les mieux lotis, dont le couple taignon, ont donc décidé de tirer le canot défectueux à l’aide d’une corde. « A chaque fois qu’on le tractait, l’arrière de notre bateau prenait l’eau. Le moment le plus difficile a été d’abandonner le second canot pour pouvoir mettre les gaz et prévenir les secours. On est resté environ quatre heures sur notre embarcation. Les autres ont passé une heure et demie de plus en mer », explique Gérard Jacot.
Les passagers sur les canots de sauvetage (vidéo fournie par Gérard Jacot) :
Une personne portée disparue
Lorsqu’il s’est retrouvé en pleine mer Rouge, Gérard Jacot a imaginé le pire. « Je me suis demandé comment ça allait se passer de se noyer. Il y a trois ou quatre moments où on se dit que c’est terminé ». Selon les informations des autorités égyptiennes obtenues par le Franc-Montagnard d’adoption, une passagère n’a pas pu grimper à bord des canots et est toujours portée disparue.
De ce cauchemar en mer, Gérard Jacot en tire un enseignement. « On part un peu trop les yeux fermés. On ne s’assure pas de savoir ce qui va sauver notre vie ». Le couple est rentré à la maison le 25 février. Depuis, il a repris le cours de sa vie et la gestion de son commerce à Saignelégier. /nmy
Le bâteau en feu en pleine mer (vidéo fournie par Gérard Jacot) :









