Des coups de couteau devant le tribunal

Le Ministère public a requis ce mardi 13 ans de peine privative de liberté à l’encontre d’un ...
Des coups de couteau devant le tribunal

Le Ministère public a requis ce mardi 13 ans de peine privative de liberté à l’encontre d’un homme qui a poignardé son ex-compagne à Courgenay en février 2022

Le prévenu est arrivé menotté aux mains et aux pieds. (Photo : archives) Le prévenu est arrivé menotté aux mains et aux pieds. (Photo : archives)

Une tentative d’assassinat s’est retrouvée ce mardi devant le Tribunal pénal de première instance à Porrentruy. Les faits se sont produits en février 2022 à Courgenay. Une femme a été poignardée par son ex-compagnon alors qu’elle quittait son travail. Un voisin, alerté par les cris, est intervenu. Le prévenu a alors pris la fuite avant de se rendre à la police le lendemain matin. La procureure a requis 13 ans de peine privative de liberté. Le jugement sera rendu jeudi après-midi.


D’une rupture à des coups de couteau

La mesure de la peine dépend de la qualification de l’acte. Les trois juges pourraient retenir la plus grave, la tentative d’assassinat, ou alors celle de meurtre, voire la mise en danger de la vie d’autrui comme l’a plaidée l’avocat de la défense Me Hainard. Les faits sont reconnus par le prévenu. A la suite de leur séparation, l’homme a harcelé, traqué et filmé son ex-compagne pour voir davantage leur fille, selon lui. La représentante du Ministère public Frédérique Comte estime que l’enfant n’est qu’un prétexte. Le matin du drame, il a menacé la mère par message vocal, a repéré son véhicule devant son lieu de travail avant de se rendre dans un établissement public pour y boire quelques verres et de rentrer le soir chez lui pour y récupérer un couteau de 19 centimètres. De retour à Courgenay, le quadragénaire s’est caché pour surprendre la victime alors qu’elle terminait son service. A partir de là, les versions divergent. Il affirme avoir voulu parler avec elle. Le diabétique était alors en hypoglycémie, ce qui aurait pu lui provoquer un comportement agressif. La trentenaire assure que les coups à la poitrine, aux visages et à la gorge ont été portés dès le début de l’altercation. Selon la procureure, la plaignante n’a eu la vie sauve que grâce à sa combativité et à la présence d’un voisin. Dans le cas contraire, elle aurait été une victime de plus sur la liste des féminicides. /ncp


 

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