Le félin, présent en Afrique et en Asie, a été aperçu lundi à Courgenay. Il avait déjà été repéré la semaine passée dans la forêt. On tente de capturer l’animal sauvage : une cage-piège a été posée
Un animal sauvage, pas du tout du coin, s’est approché du milieu bâti. En effet, un caracal a été aperçu lundi dans les rues de Courgenay, selon une vidéo envoyée par un auditeur. L’animal avait déjà été aperçu la semaine précédente dans la forêt. Reconnaissable avec ses longues oreilles touffues, le caracal, aussi appelé lynx du désert, est un félin vivant en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie.
À l’heure actuelle, les raisons de la présence d’un caracal en Ajoie restent assez floues. Deux scénarios se dessinent : soit le félin a réussi à s’enfuir d’un zoo de la région ou de France voisine, soit il était détenu illégalement par un privé, nous a expliqué Amaury Boillat qui déplore l’existence d’un marché noir. L’inspecteur de la faune à l’Office cantonal de l’environnement souligne que le caracal n’a pas sa place dans notre écosystème sauvage et qu’il doit être sorti de là, action difficile étant donné que l’animal est hyper mobile. Une cage-piège avec appât, soit de la viande puisque le caracal est carnivore, a été installée. Amaury Boillat souligne que le félin ne représente aucun risque pour la population. L’animal a été approché à 2-3 mètres et n’a pas montré signe d’agressivité.
L’inspecteur de la faune nous a encore confié que l’Office de l’environnement avait contacté le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV). Ce dernier n’a, a priori, pas reçu d’alerte d’évasion de caracals dans l’arc jurassien. Une fois capturé, le félin sera redonné dans un parc animalier agréé, selon Amaury Boillat. /ech
Le caracal se baladant dans les rues de Courgenay, filmé par un auditeur :









