Journée mondiale du rein : un Prévôtois transplanté témoigne

Tim Geiser est transplanté du rein depuis à peine plus d’une année. À l’occasion de ce jeudi ...
Journée mondiale du rein : un Prévôtois transplanté témoigne

Tim Geiser est transplanté du rein depuis à peine plus d’une année. À l’occasion de ce jeudi 14 mars, journée mondiale du rein. Il revient pour nous sur cette expérience qui lui a changé la vie

Tim Geiser a subi une transplantation du rein il y a à peine une année. Tim Geiser a subi une transplantation du rein il y a à peine une année.

« Sans dialyse et sans greffe, c’est triste à dire mais je ne serais plus de ce monde », lance d’entrée Tim Geiser. Ce Prévôtois de 38 ans a subi une greffe du rein il y a tout juste un peu plus d’une année après avoir passé plus de deux ans sur liste d’attente. Tout comme sa grand-mère, sa mère et sa tante, le jeune homme souffre d’une maladie héréditaire chronique. Durant deux ans et demi, il est dialysé trois fois par semaine durant quatre heures. « J’avais du mal à dormir, il y a une prise de médicament, parfois durant les séances je discutais avec d’autres dialysés, on attendait tous notre greffe, le plus dur c’était d’attendre sans savoir quand et si ça arriverait », raconte Tim Geiser. Jusqu’au jour où un coup de téléphone providentiel va bouleverser son quotidien millimétré.

Témoignage de Tim Geiser :

« On a votre rein, on vous attend ! »

Ce coup de fil, il vient de l’hôpital de Berne, là où Tim Geiser est sur liste d’attente pour une transplantation. « Vous êtes en haut de la liste, on vous appelle, vous y allez, c’est aussi simple que ça », explique le Prévôtois. « J’ai attendu, on m’a mis une blouse puis je suis passé au bloc… Le lendemain matin je me réveillais et à midi je dînais comme si de rien n’était », détaille encore le jeune homme.

Un donneur inconnu

D’où vient ce rein qui m’a sauvé la vie ? La question ne se fait pas attendre. Le donneur est une personne décédée, un parfait inconnu. Ce sont les seules informations qu’on donnera au receveur. Une zone d’ombre pas toujours facile à gérer pour Tim Geiser « Personnellement j’aurais envie d’en savoir plus, je ne sais pas si c’est possible mais je me dis que cette personne continue de vivre d’une certaine manière et qu’elle m’aide et pour ça je la remercie », confie le Prévôtois. Et si c’était quelqu’un de son entourage qui avait voulu lui donner un rein ? « J’avais d’abord demandé pour un donneur vivant mais ensuite je me suis dit que je ne voulais pas causer de problèmes à une autre personne, du fait qu’elle devrait retirer un rein pour me le mettre à moi », explique Tim Geiser. Puis de conclure, « il ne faut pas trop y penser, maintenant je l’ai dans mon ventre et il faut vivre avec ».

Message d’espoir

En Suisse, le rein est l’organe le plus transplanté, devant le foie, le poumon et le cœur. L’an dernier, 400 transplantations de reins ont été pratiqués dans notre pays, d’après des chiffres de l’Office fédéral de la santé publique. Si de nombreuses personnes sont encore en attente d’une transplantation dans notre pays, Tim Geiser tient à ce que son exemple puisse donner du courage et de l’espoir à d’autres malades. « J’encourage les gens à pratiquer le don d’organe et pour les personnes malades comme moi, ne baissez pas les bras et accrochez-vous ! », conclut le Prévôtois.


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