Le Musée international d’horlogerie rend hommage au bâtiment qui abrite ses précieuses collections depuis un demi-siècle. Il consacre une exposition à cet édifice monumental partiellement enterré dans le parc des Musées à La Chaux-de-Fonds
Cinquante ans que le Musée international d’horlogerie a pris ses quartiers dans ses murs de béton. Un bâtiment réalisé entre 1972 et 1974 par les architectes chaux-de-fonnier Georges-Jacques Haefeli et zurichois Pierre Zölly.
Pour célébrer le lieu qui l’abrite sous terre depuis un demi-siècle, le MIH lui consacre une exposition : « Brut. 50 ans d’un écrin monumental ». Une exposition qui parle du bâtiment, de son mobilier et des pièces de collection datant des années 1970, inspirées par leur époque.
Si l’on entre au musée pour y découvrir ses trésors horlogers, les murs qui les hébergent méritent aussi qu’on s’y attarde. C’est ce qu’a fait Nadja Maillard, historienne de l’architecture. Elle signe une publication de référence intitulée « Le Musée international d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds », un guide sur l’architecture du MIH. Mêlant pierre, brique et béton, l’édifice est un manifeste du courant brutaliste qui combine efficacité énergétique et faible impact sur le paysage. Le bâtiment a reçu le Prix Béton en 1977 et a été promu Musée européen de l’année en 1978.
Nadja Maillard : « Une forme de triangulation entre le caractère extrêmement brut des matériaux de la structure primaire, la préciosité des objets exposés et cet espace ouvert alors que nous sommes en souterrain »
Parallèlement, le MIH vernira ce vendredi sa traditionnelle rétrospective des « Nouvelles acquisitions ». L’année écoulée a permis à l’institution de racheter ou de recevoir 280 pièces d’une importance significative pour l’histoire de l’horlogerie. Parmi ces trésors, le MIH a reçu en legs les 180 montres de la collection du Zurichois Eduard Streit. C’est la fondation Maurice Favre, qui gère les dons faits au musée, qui s’est occupée de ces pièces. Une aventure à en croire sa présidente, Nicole Bosshard. Avec les équipes du MIH elle s’est rendue dans les coffres d’une banque pour faire l’inventaire. La très bonne surprise, c’est que parmi les garde-temps réunis par Eduard Streit, il n’y avait aucun doublon avec les pièces des collections du musée.
Nicole Bosshard : « C’était une surprise. Nous ne connaissions absolument pas Monsieur Streit »
« Brut. 50 ans d’un écrin monumental » sera inauguré ce vendredi, en même temps que la traditionnelle rétrospective des « Nouvelles acquisitions ». /cwi













