L’avenir des Arquebusiers se précise à Delémont. Le Conseil de ville s’est penché lundi soir sur le plan spécial élaboré pour encadrer le développement du site actuellement occupé par le parking du Gros Pré. Après plus d’une heure de débat, les élus ont décidé, par 34 voix contre 4 et 2 abstentions, de soumettre le document à une deuxième lecture avant de le transmettre au canton. En effet, le législatif a donné son aval à plusieurs modifications qui doivent désormais être intégrées au texte.
Le parking en question
Le plan spécial doit consolider la planification du site pour les quinze à vingt prochaines années. Il détaille, par exemple, les activités et les types de logements que les Arquebusiers pourront accueillir. Si la réalisation d’un nouveau bâtiment scolaire est déjà actée, la question du parking a notamment fait parler. Le conseiller communal en charge du dossier, Emmanuel Koller, a expliqué qu’une quarantaine de places seront supprimées pour permettre la construction de la nouvelle école. À moyen terme, un nouveau parking pourrait être réalisé si un projet immobilier se développe sur le site. Il devra toutefois être sous-terrain et non par étages comme l’a décidé le Conseil de ville en acceptant une proposition du groupe CS-POP et Vert-e-s. Le législatif a, par ailleurs, approuvé une requête du groupe PS qui demande un minimum de 10% de logements à loyers modérés.
Emmanuel Koller : « On va passer de 226 à 185 places »
Un dossier pointé du doigt
Lors de l’entrée en matière, les critiques ont parfois été vives à l’égard de ce plan spécial. Pour le PLR et PVL, Pascal Faivre a, par exemple, estimé que le dossier avait été traité de façon inacceptable. Il a indiqué que certains riverains se sentaient floués. Les représentants de la gauche alternative et du Parti socialiste, Matthieu Weissbrodt et Maël Bourquard, se sont aussi inquiétés des quatre oppositions qui subsistent contre ce plan spécial. « On nous a reproché d’avoir fait le forcing, mais je n’ai vraiment pas cette impression-là, car j’ai participé aux ateliers participatifs et aux séances de conciliation », a expliqué Emmanuel Koller à RFJ. Selon lui, les riverains concernés auront toujours la possibilité de s’exprimer même si le canton lève les oppositions. Des recours au tribunal administratif sont, en effet, possibles.
Une commission en intègre une autre
Le Conseil de ville a, par ailleurs, accepté, par 27 voix contre 13 et 1 abstention, une motion de Mérane Woudman (CS-POP et Vert-e-s) en lien avec le SAS. Son texte demande que la commission quadripartite créée il y a une dizaine d’années lors de la réouverture du lieu culturel soit intégrée à la commission de la vieille ville. Le Conseil communal y était favorable pour éviter les doublons et renforcer les synergies entre tous les acteurs nocturnes. Les représentants des riverains et de l’association Vieille ville, membres de la commission quadripartite, s’opposaient à cette motion par crainte d’être relégués au second plan.
Notez enfin que le législatif a élu Lucie Üncücan-Daucourt comme nouvelle secrétaire du Conseil de ville. /alr









