Le printemps est propice aux déplacements des chevreuils, renards et autres espèces de la faune sauvage régionale. En cas d’accident, les automobilistes ont l’obligation de prévenir les autorités
Le retour des beaux jours rime avec une hausse de la migration du gibier. Les chevreuils, renards ou encore sangliers sont nombreux à traverser les routes de la région, notamment en début de matinée et à la tombée de la nuit. En cas de collision, les automobilistes ont l’obligation de prévenir la police pour que le garde-faune de permanence soit déployé sur place. « De par la Loi sur la circulation routière, on a le devoir d’informer la personne lésée. De facto, le gibier et la faune sauvage appartiennent à l’Etat qu’il faut informer. La police cantonale donnera l’annonce au garde-faune de permanence pour qu’il se rende sur place », explique le garde-faune cantonal.
Des soins pour certaines espèces protégées
Sur place, Didier Hulmann indique que la priorité est d’assurer la sécurité des lieux. Si l’animal est encore vivant, il sera généralement euthanasié afin d’abréger ses souffrances sauf s’il s’agit d’une espèce rare ou protégée comme un lynx, un hibou grand-duc ou encore une cigogne. « On va regarder s’il y a la possibilité de soigner l’animal avec le concours d’un vétérinaire et ensuite le placer en centre de soins pour la convalescence », souligne l’employé de l’Office cantonal de l’environnement. Dans la région, le centre de soins le plus proche est le Bois du Petit-Château, à La Chaux-de-Fonds.
Didier Hulmann revient sur la procédure à suivre en cas de collision avec du gibier
Une dénonciation possible
Les gardes-faune interviennent le plus souvent pour des accidents avec des chevreuils. Le canton du Jura en recense 160 à 200 par an en moyenne. De nombreuses collisions ne sont toutefois pas annoncées, même si le phénomène reste difficile à quantifier. « On encourage vivement chaque usager de la route à nous appeler en cas de collision. À mon sens, un appel en moins est un appel de trop. Il faut tout annoncer », insiste Didier Hulmann. Ce dernier rappelle que lorsque des éléments permettent d’identifier l’automobiliste fautif, une dénonciation est transmise au Ministère public avec une amende et des frais à la clé. /alr









