Les Jurassiens n’ont pas encore complètement adopté le vélo

Notre canton est à la traîne en matière d’utilisation du deux-roues dans les déplacements. ...
Les Jurassiens n’ont pas encore complètement adopté le vélo

Notre canton est à la traîne en matière d’utilisation du deux-roues dans les déplacements. Autorités et entreprises peuvent jouer un rôle pour favoriser sa pratique

Aurélie Schmassmann, doctorante jurassienne à l'observatoire universitaire du vélo et des mobilités actives à Lausanne, revient sur la difficulté à instaurer l'habitude du vélo dans le canton. Aurélie Schmassmann, doctorante jurassienne à l'observatoire universitaire du vélo et des mobilités actives à Lausanne, revient sur la difficulté à instaurer l'habitude du vélo dans le canton.

Le vélo n’est pas encore un moyen de locomotion très répandu dans le Jura pour les trajets de tous les jours. Notre canton est en retard, selon Aurélie Schmassmann, doctorante jurassienne à l’observatoire universitaire du vélo et des mobilités actives à Lausanne, qui a participé mercredi soir à une table ronde organisée à Delémont. La chercheuse indique que le recours au vélo tous déplacements confondus atteint 8% en Suisse, contre à peine plus de 5% dans le Jura. Certains cantons dépassent même les 10% (ndlr : 20% pour le canton de Bâle-Ville). Si le Jura est en retard, cela s’explique par différents facteurs, selon la chercheuse.

Les autorités et les entreprises en point de mire

Le recours au vélo dépend énormément de la sécurité qui est garantie ou pas lorsqu’on est assis sur la selle de notre deux-roues, selon Aurélie Schmassmann. « L’utilisation du vélo diminue énormément dès qu’il n’y a pas de piste cyclable », note la doctorante. Même les lignes jaunes présentes sur les routes ne suffisent pas toujours à rassurer les utilisateurs. Les entreprises ont également un rôle à jouer dans la promotion du vélo. Elles peuvent agir sur plusieurs axes, selon Aurélie Schmassmann. Elles peuvent notamment assurer différents services en lien avec le deux-roues, comme un abri pour le ranger, ou encore des vestiaires pour que l’employé qui se rend au travail à vélo puisse se rechanger en cas de mauvais temps. Les entreprises pourraient aussi soutenir l’acquisition de ce moyen de transport, en proposant des subventions pour leur achat ou leur entretien, renchérit encore la chercheuse jurassienne. /mle


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