Une alliance de gauche présente son initiative en faveur d’un salaire minimum en Ville de Bienne. Selon elle, personne ne devrait gagner moins de 23,80 francs par heure
« Un salaire pour vivre ». Ce mercredi, un comité biennois interpartis de gauche a profité du 1er mai pour lancer son initiative populaire pour un salaire minimum communal. Composée de sept représentants, respectivement du Parti socialiste, de la Jeunesse socialiste bilingue, des Verts, de l'Union syndicale Bienne-Lyss-Seeland, de l'Œuvre suisse d'entraide ouvrière et du Collectif afro-féministe Cabbak, cette alliance a présenté à la presse ses principaux arguments en faveur de l'introduction d'un montant minimum de 23,80 francs pour tous les salariés qui travaillent sur le territoire de la cité Seelandaise. Un montant calculé sur la base des besoins vitaux selon le système des prestations complémentaires. Ce texte prévoit des exceptions, notamment pour les jeunes en apprentissage, les personnes en stage ou celles qui participent à des programmes d'insertion professionnelle.
Pouvoir vivre de son salaire
Selon Levin Koller, président du groupe parlementaire socialiste biennois alémanique, il s’agit d’une mesure urgente pour faire face à la baisse du pouvoir d'achat, à l'augmentation de la pauvreté et surtout permettre de garantir à chaque personne de pouvoir vivre de son salaire. Le comité d'initiative précise travailler main dans la main avec les syndicats sur cette initiative qui devrait transcender les intérêts de chaque branche. Un salaire minimum biennois s'appliquerait donc également aux branches qui possèdent des conventions collectives de travail.
Levin Koller : « Les prix augmentent, la pauvreté augmente, mais pas les salaires. »
Puisqu’elle a déjà séduit cinq cantons romands, les villes de Zurich, Winterthur et peut-être Berne et Bienne, le salaire minimum est « une mesure dans l’air du temps » pour Marie Moeschler, co-présidente du parti socialiste romand. Une démarche identique a également été lancée ce mercredi en Ville de Berne.
Marie Moeschler : « Bienne n’est pas connue pour être la ville la plus riche de Suisse. Les biennois se sentent concernés par une initiative pour un salaire minimum. »
Pour Levin Koller, des contrôles, selon des modalités à définir avec la Ville, devront impérativement être instaurés pour s'assurer du respect de la mise en œuvre de cette initiative. L'alliance de la gauche biennoise a jusqu'au 1er novembre pour récolter 2'200 signatures en faveur de cette initiative pour un salaire minimum communal. /cro









