Le Gouvernement a récemment répondu à une question écrite de Leïla Hanini. La députée socialiste a fait part de ses préoccupations après la publication de chiffres de la RTS
Le Gouvernement jurassien se montre rassurant concernant l’accessibilité des arrêts de transports publics sur le territoire cantonal. Il a récemment répondu à une question écrite de Leïla Hanini déposée au Parlement. La députée socialiste avait fait part de ses préoccupations suite à des chiffres révélés par la RTS montrant que 91% d’entre eux n’étaient pas adaptés aux personnes à mobilité réduite. Des cas qui ne respecteraient ainsi pas la loi sur l’égalité pour les personnes handicapées (Lhand). La situation est bien moins dramatique, selon l’exécutif.
Le Gouvernement explique que ces chiffres publiés par la RTS découlent d’une application très stricte de critères normatifs de la Confédération par l’entreprise CarPostal, qui ne tient pas compte de la réalité du terrain. Cela a entraîné un changement de catégorisation des arrêts, sans que la situation réelle soit modifiée. Dans les faits, la quasi-totalité du réseau de bus jurassien est toutefois bien accessible, grâce aux véhicules à plancher bas équipés de rampes amovibles et avec l’assistance du chauffeur en cas de nécessité.
Une catégorisation qui peut induire en erreur
Pour illustrer son propos, le canton cite aussi la mesure des dégagements latéraux nécessaires pour l’embarquement et le débarquement des fauteuils roulants. La norme prévoit 2,3 m pour les trottoirs qui ont une hauteur inférieure à 20 cm. De tels dégagements sont constructivement difficiles à réaliser, alors que la pratique montre que l’embarquement est malgré tout possible.
De nombreux arrêts sont ainsi affichés comme inaccessibles dans les systèmes d’information voyageurs en ligne, comme celui des CFF par exemple, alors qu’ils le sont en réalité, ce qui peut induire l’utilisateur en erreur. L’exécutif déplore que des personnes en situation de handicap puissent être orientées systématiquement vers des solutions de remplacement. Au niveau des alternatives, il existe en effet un service de bus navette, qui n’a toutefois encore jamais été sollicité dans le Jura. Pour le Gouvernement, la loi est donc respectée, car le transport est assuré pour tous les voyageurs. /emu









