Un musée de la région rend un objet au Pérou pour une question éthique

Le Musée d’art et d’histoire de La Neuveville prend congé d’un masque funéraire péruvien précolombien ...
Un musée de la région rend un objet au Pérou pour une question éthique

Le Musée d’art et d’histoire de La Neuveville prend congé d’un masque funéraire péruvien précolombien arrivé un peu par hasard dans les collections il y a près de vingt ans, à travers une exposition temporaire

Le masque funéraire vit ses derniers mois dans la collection neuvevilloise avant de rejoindre le Pérou. (Photo : Musée d’art et d’histoire de La Neuveville) Le masque funéraire vit ses derniers mois dans la collection neuvevilloise avant de rejoindre le Pérou. (Photo : Musée d’art et d’histoire de La Neuveville)

Il était à la Neuveville depuis 20 ans et il repartira bientôt au Pérou : un masque funéraire péruvien est l’objet d’une exposition temporaire du Musée d’art et d’histoire de La Neuveville. La raison de son départ est que le Musée s’est aperçu que ce masque figurait sur une liste d’objets appartenant au patrimoine culturel péruvien. « On a très peu voire aucune information sur sa provenance, ce masque est arrivé un peu par hasard d’une collection privée », explique Sanrdine Girardier, conservatrice du Musée neuvevillois. La Haute-école ARC, par son intervention de restauration a contribué mieux déterminer cet objet. Il est apparu au cours des recherches qu’un masque similaire était en souffrance dans le patrimoine culturel péruvien, point de départ du processus de restitution. Le travail de recherche effectué par la HE ARC à Neuchâtel a permis de donner l’élan dont le Musée avait besoin pour entamer les démarches administratives ambitieuses qui s’en sont suivies.


Démarche éthique

Ce masque porte en lui beaucoup d’histoires, la sienne d’abord, celle d’un objet chargé de valeurs religieuses et culturelles qui appartient à la civilisation précolombienne Lambayeque, dite aussi Sicàn, qui se développe entre 700 et 1375 apr. J.-C., sur la côte nord du Pérou. C’est aussi l’histoire d’une grande aventure pour un petit musée dans la marche globale d’une pratique plus éthique en termes d’acquisitions de collections par les musées.

L’Office fédéral de la culture a été la courroie de transmission entre le Musée et l’Ambassade du Pérou. Lors du vernissage de l’exposition temporaire, le 24 mai, Louis Alberto Castro Joo, l’ambassadeur du Pérou en Suisse sera présent. /comm-jse



Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus