Ils consacrent leur travail de maturité au conflit entre la Russie et l’Ukraine. Douze élèves de terminale à l’Ecole professionnelle commerciale de Delémont ont réalisé un film documentaire d’une durée d’une heure sur ce sujet sensible et actuel. Leur volonté d’origine : entrer en contact avec la population ukrainienne établie dans le Jura.
Cette classe a mené son projet de A à Z durant neuf mois, entre la préparation des questionnaires adressés aux personnes touchées directement ou indirectement par la guerre, l’élaboration du budget, le tournage, le montage et la promotion du travail. Le tout avec un regard neutre sur le conflit dans les échanges avec les différents intervenants. Le documentaire a été baptisé Les raisons du cœur. « Ça vient justement du cœur. Le cœur réclame la paix, de tous les côtés. C’est aussi notre cœur qui a vibré tout au long de cette aventure », explique Romane Kottelat, l’une des élèves. Et d’ajouter : « Une fois que nous avons trouvé des témoins, la parole a été facile. A la base, c’est compliqué de s’imaginer ce qui se passe là-bas. Les sirènes hurlent tout le temps. Nos intervenants font part d’images choc. Pour nous, c’est très touchant. C’est incroyable d’avoir eu contact avec cette population ukrainienne ».
Deux projections à Cinémont
Deux enseignants ont accompagné le projet qui touche à l’histoire et à l’anglais, pour les témoignages. « Les élèves ont fait preuve de professionnalisme dans ce travail de longue haleine mais enthousiasmant. Ils ont montré un esprit d’équipe, un sérieux. Ils ont aussi montré un savoir-faire et un savoir-être dans les interactions. La classe a très bien géré. Nous sommes heureux et fiers du travail qu’elle a accompli », complimente Christiane Lièvre, qui enseigne l’anglais.
Cerise sur le gâteau pour les élèves : leur documentaire sera projeté à Cinémont ce jeudi – lors d’une séance qui affiche déjà complet – et dimanche à 10h. « On ne s’imaginait pas ça du tout ! Ce n’était vraiment pas notre objectif de base. Mais on s’est dit que ce film pourrait intéresser la population jurassienne et ça va se faire », se réjouit Romane Kottelat, dont la classe a pu collaborer avec le cinéma delémontain pour ces diffusions. /rch









