Plaie du jardinier cette année, les limaces ont envahi les potagers à la faveur d’une météo humide. Brice Prudat, maraîcher bio à Courtemautruy, doit redoubler d’efforts pour éviter les mauvaises surprises.
Elles raffolent de vos fraises, de vos salades et de vos plantons qui n’ont pas encore eu le temps de pousser dans votre potager. Très heureuses sous les trombes d’eau du mois de mai, les limaces ont envahi les jardins. « J’avais laissé mes fraises de côté en raison de la pluie. Quand je suis revenu travailler dessus, il y avait cinq limaces par pied, c’était la catastrophe ! », raconte Brice Prudat, maraîcher bio à Courtemautruy.
Les limaces ont envahi les jardins
Même ses trois canards « coureur indien » n’ont pas réussi à en faire façon cette année. « Ils sont capables d’en manger des wagons. Mais cette année, il y en avait trop, elles étaient trop grosses, donc ils étaient vite rassasiés », confie Brice Prudat, contraint d’employer les grands moyens sur ses parcelles de plusieurs centaines de mètres carrés. « On essaye de rester propre, donc d’utiliser des produits organiques autorisés en bio qui ne laissent pas de résidus dans l’environnement. Mais on a aussi des anti-limaces sous forme de granulés bleus qui là aussi ne font pas de dégâts sur les autres animaux et nous aident énormément », explique le maraîcher.
Brice Prudat évoque quelques astuces pour limiter les limaces
Pas étonnant du coup que les particuliers se soient rués sur les anti-limaces en magasin. « C’est la première chose que les clients demandent, avant même les plantons ! Beaucoup replantent une deuxième fois parce que tout a été mangé par les limaces », souffle Céline Oesch, en charge de l’espace vert chez Landi à Delémont.
Pas encore de ruée sur les plantons comme à l’accoutumée
En revanche, les jardiniers amateurs ne se sont pas autant rués sur les plantons qu’à l’accoutumée, la faute au mauvais temps. « La vente ne s’est pas faite de la même manière que les autres années, ce n’est pas évident de planter sous la pluie ! Mais au moindre rayon de soleil, des clients sont venus », se souvient Emilie Joray du rayon jardin chez Landi à Delémont.
Au rayon jardin chez Landi, l'été aussi se fait attendre
Problème de ces plantons qui ne sont pas vendus, ils grossissent au risque d’être perdus, ce qui a pu causer quelques soucis logistiques. « Quand ils poussent trop, les stocker devient compliqué. Mais en même temps, ils deviennent plus costauds pour les clients donc on essaye de ne pas les perdre ! », explique Céline Oesch. Si la météo s’annonce encore capricieuse cette semaine, les prémices de l’été sont espérées la semaine prochaine. Pas de panique pour ceux qui ne se sont pas encore lancés dans leur potager, les professionnels assurent qu’il est encore temps de planter. /jpi









