Le Vilebrequin a mal à son porte-monnaie. L’association qui œuvre à Delémont depuis deux ans en proposant une bibliothèque d’objets, divers événements et des ateliers, rencontre des difficultés financières. Elle peine notamment à récolter des fonds.
Si la pérennité du Vilebrequin n’est aujourd’hui pas remise en question, l’association se doit de réduire la voilure. La bibliothèque d’objets ne sera bientôt plus ouverte que du mercredi au vendredi de 17h à 19h, puis le samedi de 10h à 13h. Quant aux autres activités proposées, elles passent à la trappe. L’emploi professionnel passe lui d’un taux de 90% à un taux de 30%. « Entre un arrêt maladie, des fonds tiers que l’on n’arrive pas à atteindre et le fait que l’on ne puisse actuellement pas compter sur le Plan climat, la situation est devenue difficile », confie Carole Maître, l’une des fondatrices du Vilebrequin.
Pour se donner de l’air, l’association a lancé une campagne de financement participatif, ouverte jusqu’au 20 juillet. Objectif : parvenir à vendre 200 abonnements, un nombre qui assurerait la pérennité du Vilebrequin, pour autant qu’ils soient renouvelés d’année en année. « Grâce à la campagne, nous avons aujourd’hui 100 nouveaux abonnés, en plus des 40 qui sont déjà là. Il nous manque donc une soixantaine de personnes. Nous allons aussi approcher les entreprises pour leur proposer de mettre à disposition de leurs employés des abonnements pour la bibliothèque d’objets. Nous allons enfin sensibiliser de plus en plus la population sur le fait qu’il existe des alternatives à l’achat de nouveaux biens.
Carole Maître : « Durer ? On l’espère ! »
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