L’année 2023 a vu le secteur battre plusieurs records, mais le repli des marchés chinois et hongkongais pèse désormais sur la branche. La Fédération de l'industrie horlogère suisse tenait son assemblée générale ce jeudi à Neuchâtel.
Le monde de l'horlogerie avait rendez-vous à Neuchâtel ce jeudi. La Fédération de l'industrie horlogère suisse y tenait son assemblée générale. Après une année 2023 marquée par des chiffres record au niveau des exportations (26,7 milliards de francs) et du nombre d'employés, le secteur connaît un ralentissement. En cause, le repli des marchés chinois et hongkongais sur fond de crise immobilière.
« Les consommateurs n’achètent plus forcément de montres suisses ni d’autres biens de luxe de manière générale », explique le président de la FH, Yves Bugmann :
Malgré cette insécurité persistante sur les marchés chinois et hongkongais, d’autres performent toujours bien. C’est le cas des États-Unis, du Japon ou encore des Émirats arabes unis, tempère Yves Bugmann.
Reste que la baisse des exportations impacte directement les entreprises de la région, notamment celles de sous-traitance. La croissance soutenue de 2022 et 2023 les avait poussées à engager. Désormais, c’est un vent contraire qui souffle.
« Pour ces sociétés ce n’est pas simple », explique Yves Bugmann :
Pour le nouveau président de la FH, les défis ne manquent pas en cette année 2024. Le franc fort continue de poser problème, tout comme le cadre réglementaire, toujours croissant, qui pèse sur les entreprises, selon Yves Bugmann.
À noter que cette assemblée générale de la Fédération de l’industrie horlogère suisse a aussi été l’occasion pour l’ancien président, Jean-Daniel Pasche, de faire ses adieux à la branche. /rgi










