Le Conseil intercommunal du Grand Val a pris position suite à la consultation populaire sur la création d'une école secondaire à Grandval. Des questions ont été posées aux autorités bernoises
Y aura-t-il ou non une école secondaire à Grandval ? Les communes concernées sont suspendues à la décision du Conseil-exécutif bernois au terme de la consultation populaire. Le Conseil intercommunal du Grand Val (CIGV) a transmis aux autorités cantonales ses réflexions. Les maires se sont rencontrés en début de semaine pour faire le point sur cet épineux dossier. Une séance qui n’a pas été houleuse malgré les divergences d’opinion, a relevé le président du CIGV et maire d’Eschert Jean-Daniel Parrat mercredi dans les colonnes du Journal du Jura.
Une principale question a été posée par le conseil aux autorités bernoises : en prenant en compte les quatre communes qui ont privilégié la création d’une école secondaire à Grandval (à savoir Grandval, Roches, Eschert et Elay), y aura-t-il assez d’élèves pour une école viable ? Dans un monde idéal, et si la réponse est oui, l’école de Grandval verra le jour, et les communes de Crémines, Corcelles et Belprahon - qui préféraient l’option Moutier - seront entendues. Mais rien n'est moins sûr ; le Conseil-exécutif bernois avait averti en mars dernier que si l’école de Grandval était créée, les enfants de Crémines et Corcelles pourraient être forcés de la fréquenter. Si tel devait être le cas, on peut s’attendre à ce que les autorités de ces deux communes mettent les pieds au mur, avec à la clé une inconfortable situation de blocage dans un contexte où la dissolution de l'actuel syndicat scolaire a été approuvée. Envisage-t-on des recours ? Carole Ristori, maire de Crémines, refuse de se projeter tant que le Conseil-exécutif n’a pas communiqué sa décision définitive. /oza