Le mildiou, la hantise des viticulteurs jurassiens

Avec l’humidité des dernières semaines, les vignes de la région sont touchées par la maladie ...
Le mildiou, la hantise des viticulteurs jurassiens

Avec l’humidité des dernières semaines, les vignes de la région sont touchées par la maladie. Mais la situation reste sous contrôle, du moins pour l’instant.

Une feuille de vigne attaquée par le mildiou (tâche blanche). Les viticulteurs jurassiens sont sur le qui-vive. Une feuille de vigne attaquée par le mildiou (tâche blanche). Les viticulteurs jurassiens sont sur le qui-vive.

Impossible de relâcher la surveillance, impossible de relâcher l’effort. La météo très humide et le peu de soleil des dernières semaines ont mis une sacrée pression sur les viticulteurs jurassiens. En cause : l’apparition du mildiou, cette maladie provoquée par des champignons et qui affecte la vigne, notamment. Le mildiou est bien présent, mais la situation semble actuellement sous contrôle. « On arrive pour le moment à le contenir, on s’en sort plus ou moins bien, mais c’est une lutte de tous les instants. Tout dépendra de la météo à venir. Nous devons suivre le végétal en permanence, on n’a pas le choix. Sinon, ça devient vite la catastrophe », explique le viticulteur ajoulot Olivier Fleury.

Le mildiou peut être sans pitié, d’où l’importance d’être sur ses gardes. « En viticulture, on essaie d’être le plus préventif possible. Une fois la maladie présente, c’est compliqué de la stopper. On peut la ralentir, mais on ne peut pas l’éradiquer », dit Olivier Fleury.

Une grappe de raisin attaquée par la maladie. De nombreux grains sont ici perdus. Une grappe de raisin attaquée par la maladie. De nombreux grains sont ici perdus.

Autre aspect qui met les professionnels de la branche à rude épreuve : le fait que les averses puissent être très locales. La situation peut du coup être différente d’un vignoble à l’autre. « C’est l’avantage d’avoir une petite station météo ou un pluviomètre ! Une fois l’orage passé, il faut aller faire un constat. Et s’il faut agir, il faut le faire tout de suite », précise Olivier Fleury, qui doit parfois se rendre dans ses vignes tôt le matin ou tard le soir, ainsi que pendant les jours de congé.

En plus du mildiou, les viticulteurs devront bientôt se méfier aussi de la mouche Suzukii. « Elle est déjà présente dans les cerisiers. Et une fois que le raisin des vignes aura accumulé du sucre, elle pourra se déplacer sur les grains si le temps reste humide et chaud », craint Olivier Fleury.

A l’heure actuelle, le viticulteur ajoulot estime que l’année 2024 sera moyenne en termes de quantité. Il est trop tôt pour se prononcer sur la qualité.

Le viticulteur ajoulot Olivier Fleury s'assure de la santé de ses vignes à Buix. Le viticulteur ajoulot Olivier Fleury s'assure de la santé de ses vignes à Buix.

/rch


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