La gare de Moutier abrite encore deux anciens postes d’aiguillage. Des vestiges d’un temps passé qu’il faut à tout prix sauvegarder. C’est ce que demande le conseiller de ville socialiste autonome Patrizio Robbiani dans une motion déposée récemment. De leur côté, les CFF sont conscients de la valeur de ces infrastructures. « La plupart sont protégées. On ne les démolit pas car elles sont des vestiges du passé ferroviaire de notre pays », indique Frédéric Revaz, porte-parole aux CFF. Cette volonté fait fi de la réalité des temps modernes ; en effet, ces postes sont aujourd’hui inactifs, sauf dans de rares régions de Suisse. L’aiguillage des trains est passé à l’électronique puis à l’informatique depuis le début des années 2000.
Frédéric Revaz : « Ce sont des vestiges qui restent un peu partout en Suisse. »
Les postes d’enclenchement de Moutier datent de 1910. Il n’est pas prévu de les raser, confirment les CFF. De quoi rassurer le motionnaire Patrizio Robbiani, selon lequel ces bâtiments reflètent « une histoire d’hommes et de femmes, une histoire humaine qu’il ne faut pas effacer ». Le grand chantier lancé récemment en gare de Moutier n’y changera rien, ce dernier se concentrant sur l’amélioration des quais et la modernisation des infrastructures techniques. /oza









