Les orages de lundi soir ont causé des dégâts en Ajoie. C’est surtout le cas à Buix. La route principale entre le village et Grandgourt a été fermée à la circulation après la chute d’un arbre. Plusieurs toitures ont été endommagées par des vents qui ont soufflé certainement à 100 km/h vers 20h. Une rafale à 98 km/h a été mesurée à Fahy, selon Météonews, qui indique que 25 l/m2 sont tombés en moins d’une heure. Enfin, 302 impacts de foudre ont été dénombrés en Ajoie, dont 77 à Boncourt et 41 à Bure.
A Buix, mardi matin, il restait des tas de tuiles ici et là, des routes salies par les coulées de boue et des arbres couchés. Sur les hauteurs, direction Montignez, c’est un mirabellier qui n’a pas supporté les rafales de vent. La propriétaire s’affairait à le débiter pour le débarrasser. Le long de la route principale, au centre du village, ce sont plusieurs toits qui ont été endommagés. Des artisans finissaient d’ailleurs de remplacer des tuiles sur une maison d’habitation. Le charpentier Christophe Gindrat nous a expliqué que l’eau s’est infiltrée jusqu’au plancher du grenier et a continué sa route jusque dans les chambres. Les champs ont aussi souffert des rafales de vent, à près de 100km/h. Comme ce champ de maïs entre Grandgourt et Buix qui est désormais couché. Samuel Meusy, agriculteur à Buix, espère que le maïs se redresse par la suite. Quant au blé, il sera compliqué de le battre.
Le tour des dégâts à Buix
Le ruissellement inquiète
La pluie a aussi causé quelques désagréments. Les 25 l/m2, tombés en l’espace de moins d’une heure, a emporté quantité de terres dans les champs situés direction Montignez. La route a été maculée de boue mais aucune maison n’a été touchée. Cette problématique inquiète les autorités communales, qui souhaitent éviter d’être confrontées aux mêmes situations que Alle ces dernières années. Ainsi un bureau d’ingénieurs a été mandaté au printemps dernier pour établir différentes mesures pour limiter le ruissellement. La Fondation rurale interjurassienne a aussi été mandatée pour prendre contact avec les agriculteurs, précise le maire. Thierry Crétin indique que la commission des berges, qui gère le dossier, est composée notamment d’agriculteurs et de personnes proches des milieux écologiques : « On essaie d’aborder ça avec pragmatisme et de trouver de bonnes solutions. » /ncp