Une fratrie pas comme les autres au Festival international d’échecs de Bienne

Praggnanandhaa et Vaishali Rameshbabu sont frère et sœur. A 18 et 23 ans, ils occupent le sommet ...
Une fratrie pas comme les autres au Festival international d’échecs de Bienne

Praggnanandhaa et Vaishali Rameshbabu sont frère et sœur. A 18 et 23 ans, ils occupent le sommet de la hiérarchie mondiale des échecs. Présents à Bienne, nous les avons rencontrés.

Vaishali (à gauche) et son frère Praggnanandhaa sont tous deux engagés dans le tournoi des Grands Maîtres. Lundi, ils occupaient le 9e rang mondial de leur catégorie. (Photos : Festival international d’échecs de Bienne) Vaishali (à gauche) et son frère Praggnanandhaa sont tous deux engagés dans le tournoi des Grands Maîtres. Lundi, ils occupaient le 9e rang mondial de leur catégorie. (Photos : Festival international d’échecs de Bienne)

Une soeur et son frère unis par leur passion commune pour les échecs. Et, ensemble, ils caracolent au sommet de la hiérarchie mondiale de la discipline et viennent faire preuve de leur talent au Festival international d'échecs de Bienne. Vaishali Rameshbabu a 23 ans. Elle vit en Inde, tout comme son frère, et c’est elle qui s’est lancée la première dans cette aventure. Pour le Journal du Jura, elle se rappelle : « J’ai commencé quand j’avais environ 6 ans. A cet âge-là, je regardais beaucoup la télévision et mes parents cherchaient un moyen de m’en détourner ». Après plusieurs initiations, ce sont les échecs qui retiennent son attention. Sa passion a, par la suite, captivé son petit frère. « J’ai eu envie de débuter en la regardant. Elle s’entraînait à la maison et c’est en l’observant que j’ai commencé à m’y intéresser. Mes parents m’ont donc acheté un échiquier », raconte Praggnanandhaa.

De fil en aiguille, les deux jeunes suivent des cours dans une école spéciale, dans laquelle beaucoup de Grands Maîtres ont étudié. Eux-mêmes finiront par atteindre ce rang et, pas plus tard que ce lundi, frère et sœur occupaient tous deux le 9e rang mondial dans leur catégorie.

Reste que de grandir dans un foyer dans lequel deux prodiges de la même discipline se côtoient possède certains avantages. S’ils reconnaissent ne pas s’entraîner tout le temps ensemble, ils n’hésitent pas à se partager conseils et stratégies : « C’est vraiment un plus pour moi d’avoir un si bon joueur chez moi. Il est tout le temps disponible pour discuter du jeu. Et même quand j’ai des questions, il est toujours disponible. Il est vraiment passionné par les échecs donc je peux vraiment en parler tout le temps. Je suis vraiment chanceuse d’avoir son soutien », reconnait Vaishali. Son petit frère abonde dans son sens, évoquant une situation « bénéfique » pour chacun d’eux.


Ensemble à travers le monde

Les deux joueurs connaissent Bienne, puisqu’ils y sont déjà venus auparavant pour participer au Festival international d’échecs. « C’était en 2021 », se rappelle Praggnanandhaa. A cette époque, il n’avait toutefois pas pu participer au tournoi des Grands Maîtres, puisqu’il était aussi engagé en Coupe du monde. Cette année cette fois, il prend bien part à ce tournoi même s’il avoue être pour l’heure un peu déçu de ses prestations. Reste que, pour lui comme pour sa sœur, la compétition biennoise est une véritable « tradition » dans le monde des échecs.

Quant au voyage entre l’Inde et la Suisse, tous deux reconnaissent qu’il est plus agréable de pouvoir voyager ensemble. « C’est toujours sympa d’être engagé dans les mêmes lieux et de pouvoir regarder sa sœur jouer à ses côtés, tu peux toujours jeter un œil à sa partie », avoue Praggnanandhaa. A Bienne, c’est avec leur mère que les deux jeunes originaires de Madras ont fait le déplacement. Après la compétition, ils comptent profiter de deux jours pour visiter la région. Et pour tester aussi la cuisine suisse, très différente de ce à quoi ils sont habitués. « Pour l’instant, nous n’avons pas vraiment testé la nourriture à l’extérieur. On essaie de faire attention à ce qu’on mange lors des compétitions. Juste au cas où. On tentera surement les derniers jours, après le tournoi », glisse Vaishali en riant. /dlg-amo


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