La météo ne fait pas les affaires des apiculteurs

La récolte du miel s’annonce en deçà des moyennes annuelles pour 2024.
La météo ne fait pas les affaires des apiculteurs

La récolte du miel s’annonce en deçà des moyennes annuelles pour 2024.

Le miel devrait se faire rare en 2024. Le miel devrait se faire rare en 2024.

L’année 2024 s’annonce comme un petit cru pour le miel. La récolte du miel de fleurs qui se tient habituellement entre fin mai et début juin a été maigre. Celle du miel de forêt qui va gentiment commencer s’annonce un peu meilleure sans affoler les balances. La météo a entravé les plantes dans la fabrication du nectar et les abeilles n’ont pas eu grand-chose à butiner. « Dans l’idéal, il faut du beau, du chaud et de l’humidité, pas de gros orages et de belles rosées nocturnes. Actuellement, ça fait trois semaines que les abeilles ne ramènent pratiquement plus rien. Elles ont consommé ce qu’elles avaient mis dans le corps de la ruche. Il faudra les nourrir avec du sirop pour compléter les réserves pour les mettre en bonne condition pour l’hiver. Le réchauffement climatique nous inquiète aussi pour l’avenir, surtout en ce qui concerne les longues périodes de sécheresse », explique Simon Aebi, qui exploite entre 30 et 40 ruches à Cornol.

Si des disparités sont possibles d’une région à l’autre, les chiffres de cette année devraient rester relativement loin de la moyenne annuelle qui est de 25-30 kg par ruches. Simon Aebi, par exemple, récolte jusqu’à 50 kg par colonies lors des bonnes années. Il estime qu’il ne dépassera pas les 15-20 kg cette année.

Simon Aebi : « Les abeilles ont faim. »

Si l’apiculteur ne peut rien faire concernant la quantité, la qualité est bien de son ressort. « Pour faire du miel de qualité, on doit être propre et changer son matériel fréquemment pour ne pas avoir de résidus. Il ne faut pas avoir des hausses qui deviennent sombres, mais avoir des hausses claires avec une belle cire qui n’est pas contaminée, avec du couvain par exemple. Lors de la récolte, le couloir de désoperculation doit être propre et l’extracteur doit être impeccable, tout comme la mise en pot », poursuit Simon Aebi, qui précise qu’il faudra aussi traiter les ruches contre le varroa, un acarien qui parasite les abeilles ainsi que les larves et les nymphes.

À noter que la météo a aussi freiné le frelon asiatique. Ce prédateur d'abeilles domestiques pourrait à présent commencer à se développer et causer quelques soucis aux apiculteurs dans les prochaines semaines. /emu


 

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