Le Jura a une carte à jouer dans la production d’œufs suisse

Le directeur d’AgriJura, François Monin, est convaincu qu’il y a dans la région à la fois l’envie ...
Le Jura a une carte à jouer dans la production d’œufs suisse

Le directeur d’AgriJura, François Monin, est convaincu qu’il y a dans la région à la fois l’envie, la place et la possibilité pour augmenter la production indigène, face à une demande en hausse.

Les agriculteurs jurassiens ont bien saisi l'intérêt du marché des œufs selon le directeur d'AgriJura François Monin. (Photo libre de droit). Les agriculteurs jurassiens ont bien saisi l'intérêt du marché des œufs selon le directeur d'AgriJura François Monin. (Photo libre de droit).

Le Conseil fédéral annonçait la semaine dernière sa décision d’augmenter les contingents d’importation d’œufs pour 2024. Il faut dire que même si la production nationale a connu une croissance de 35% ces dix dernières années, elle n’arrive pas à suivre la demande des consommateurs, qui optent de plus en plus volontiers pour des œufs indigènes.

Actuellement, un tiers des œufs consommés dans le pays viennent ainsi de l’étranger. Or, cette année, un facteur a amplifié la problématique : le printemps frais a eu pour conséquence de maintenir à un haut niveau la demande qui, d’ordinaire, a tendance à chuter après Pâques. Dans le Jura, la hausse de la production est encore plus marquée  : les statistiques, sans distinguer la production d’œufs de celle de viande, montrent que le nombre de volailles a doublé dans les exploitations du canton entre 2014 et 2024, indique le directeur d’AgriJura. François Monin précise que les agriculteurs ont bien compris qu’il s’agit là d’un marché porteur, et l’intérêt se maintient ; à cela s’ajoutent la place et les possibilités, qui sont des atouts pour le Jura dans ce secteur. Cependant, François Monin rappelle que la production d’œufs n’est pas très réactive : il y a un délai de presque 18 mois entre la planification de l’élevage et les premiers œufs. Par ailleurs, il regrette que les projets soient souvent bloqués par des procédures liées à l’aménagement du territoire, et l’enthousiasme des agriculteurs parfois refroidi par des débats politiques. /lad


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