Une décharge transitoire à Saignelégier pour les déchets de chantier

Une zone de remblayage de 10'000 m3 pour les matériaux d’excavation est à disposition jusqu’à ...
Une décharge transitoire à Saignelégier pour les déchets de chantier

Une zone de remblayage de 10'000 m3 pour les matériaux d’excavation est à disposition jusqu’à fin 2026 afin de répondre à une forte demande dans les Franches-Montagnes.

Entre 30 et 50 m3 de déchets de chantier sont déversés chaque jour à Saignelégier. Entre 30 et 50 m3 de déchets de chantier sont déversés chaque jour à Saignelégier.

Les déchets de chantier ont un nouveau point de chute dans les Franches-Montagnes. Une zone de remblayage a pris place à Saignelégier à la fin du mois de juin. Elle se trouve sur un terrain agricole à la sortie du village en direction de Goumois et dispose d’un volume de 10'000 m3 pour accueillir les matériaux d’excavation naturelle, comme la roche et la terre, provenant des chantiers en cours sur le territoire taignon.

Cette décharge transitoire est exploitable deux ans, soit jusqu’à fin 2026, et joue le rôle de tampon. Elle doit permettre au site de la Fin-des-Chaux aux Breuleux de se refaire une santé. Ce dernier est le seul du district pouvant accueillir des déchets de type A mais il n’arrive pas à suivre la cadence. Les camions doivent donc se rendre à Glovelier ou à Delémont pour vider leurs cargaisons. « En vue des chantiers d’envergure qui se profilent aux Franches-Montagnes, il y avait un besoin de place assez urgent et il fallait réduire les trajets des camions. Il s’agit d’un remblayage assez important et qui donnera du mou à la décharge des Breuleux », nous a indiqué le collaborateur scientifique à l’Office jurassien de l’environnement Julien Paupe. 


Une solution insuffisante selon le gérant

Mais d’après le gérant de la Fin-des-Chaux qui est aussi en charge de la zone de remblayage à Saignelégier, 10'000 m3 « c’est un petit pansement ». Depuis l’ouverture du nouveau site, entre un et trois camions vident leur benne chaque jour dans le chef-lieu taignon, soit 30 à 50 m3 quotidiens, nous a confié Sébastien Modoux. Les déchets proviennent notamment des travaux d’expansion du chauffage à distance dans les Franches-Montagnes et d’entreprises de construction actives dans la région. Le gérant est convaincu que la zone de remblayage à Saignelégier sera pleine d’ici à fin 2026. Selon lui, il faudrait entre 20’000 et 35'000 m3 par an pour accueillir les matériaux d’excavation de tous les chantiers réalisés dans le district. 


Une mesure écologique à venir

Lorsque l’exploitation du site à Saignelégier arrivera à son terme, le terrain redeviendra pleinement une zone agricole. Un bosquet y sera planté en guise de mesure de compensation écologique. Cette manœuvre permettra de favoriser la biodiversité. /nmy


 

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