L’heure de la retraite a sonné pour « Madame Égalité » du Jura

Angela Fleury a quitté son poste de Déléguée du Bureau de l’Egalité. La Delémontaine a occupé ...
L’heure de la retraite a sonné pour « Madame Égalité » du Jura

Angela Fleury a quitté son poste de Déléguée du Bureau de l’Egalité. La Delémontaine a occupé la fonction durant 17 ans, avec des satisfactions et des déceptions.

Angela Fleury a passé 17 ans à la tête du Bureau jurassien de l'égalité. Angela Fleury a passé 17 ans à la tête du Bureau jurassien de l'égalité.

C’est une page qui se tourne dans le canton du Jura. Angela Fleury quitte le Bureau de l’Egalité après l’avoir dirigé comme Déléguée durant 17 ans. La Delémontaine est désormais à la retraite. Elle estime que la cause a connu de belles avancées, notamment en termes de salaires, de lutte contre la violence ou de promotion des métiers techniques auprès des filles. Elle regrette en revanche que les moyens à disposition soient limités et que la visibilité du Bureau ne soit pas optimale.

« Ma satisfaction, c’est d’avoir pu mener de grands dossiers. Ma plus grande déception, c’est que nous sommes une petite équipe et que le Bureau ne se soit pas véritablement développé à cause des restrictions financières. D’autre part, je regrette le fait que nous ne soyons pas toujours pris au sérieux », confie Angela Fleury. La désormais ex-Déléguée estime par ailleurs que le Bureau de l’Egalité est de longue date une cible toute désignée pour des coupes budgétaires : « Quand je suis arrivée en 2007, il était déjà question au Parlement jurassien de le maintenir ou pas. Il y a toujours eu une volonté non pas de s’en défaire, mais de réduire la voilure. J’ignore quel sera l’avenir du Bureau, qui a vraiment servi de modèle en Suisse depuis 1979. Le Jura avait été précurseur ».

Angela Fleury : « On devrait dire que ce Bureau est une pépite. »

La lutte pour l’égalité est par ailleurs confrontée depuis quelques années à une sorte de radicalisation. On peut penser à l’arrivée de l’association Grève des femmes, dont les actions ou les paroles font parfois grincer quelques dents. « On travaille toujours avec cette association, mais on a dû lui expliquer que nous sommes des artisans de l’égalité et pas des militants. Dans le mot militantisme, il y a le mot militaire. Il faut obéir. On ne pourra jamais se targuer d’atteindre l’égalité si on ne travaille pas avec les hommes, qui ne sont pas des adversaires. Il fait œuvrer les uns avec les autres et s’écouter », dit Angela Fleury.

« On ne s’inscrit pas dans du militantisme. » 

/rch


 

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