« La végétation a beaucoup poussé ! »

Pauline Guillemin, biologiste au bureau Biotec, était chargée du suivi de la faune et de la ...
« La végétation a beaucoup poussé ! »

Pauline Guillemin, biologiste au bureau Biotec, était chargée du suivi de la faune et de la flore après la revitalisation du ruisseau de Bressaucourt.

Pauline Guillemin, biologiste chez Biotec, devant le la zone revitalisée aux abords du ruisseau de Bressaucourt. Pauline Guillemin, biologiste chez Biotec, devant le la zone revitalisée aux abords du ruisseau de Bressaucourt.

Le ruisseau de Bressaucourt a bien changé depuis 2016. A l’époque, un petit filet d’eau serpentait de temps à autre au milieu des champs. Mais après des mesures de compensations écologiques de l’A16, le biotope a pris ses aises. Sur 1500 mètres, le bureau de biologie appliquée Biotec a revitalisé le milieu. Huit ans plus tard, la végétation s’est développée et le relevé de la faune et de la flore a permis de valider les efforts consentis dans ce secteur. Pauline Guillemin, biologiste chez Biotec, était chargée de ce suivi qui a pris fin il y a trois ans. Elle constate en premier lieu que « la végétation a beaucoup poussé ». Pour entretenir la diversité des milieux, les rives sont fauchées une fois par année à partir du 15 juillet. Les berges et le fond du ruisseau ont aussi droit à une coupe tous les trois ans.

Pauline Guillemin : « Tout ce qu’on observait, on le notait. »

Évolution de la zone depuis le réaménagement du lit du ruisseau jusqu'à aujourd'hui.

Quatre espèces dans le viseur

Pauline Guillemin a été chargée depuis 2016 d’arpenter le ruisseau pour repérer les espèces présentes, à savoir le bruant jaune, un oiseau qui est revenu autour du ruisseau petit à petit ; une araignée – argiope fasciée – qui a besoin d’espace non fauché pour permettre à ses œufs d’éclore après l’hiver ; le demi-deuil, un papillon qui permet de connaître la qualité des prairies fleuries ; et le lézard agile. Ce reptile n’a été aperçu qu’une seule fois dans les murgiers. La biologiste imagine que le petit animal ne parvient pas à se déplacer jusque sur le site. Mais d’autres espèces, comme l’hermine, la couleuvre à collier ou la musaraigne aquatique, ont été repérées. Tout comme de nombreux rapaces, ce qui dénote la présence de proies. /ncp


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