Le chantier ferroviaire entre La Neuveville et Douanne a passé à l’étape supérieure. Le forage du tunnel de Gléresse sera d’abord effectué par pelle mécanique, puis grâce à l’utilisation d’explosifs.
Après les travaux préparatoires commencés en 2020, le chantier passe à l’étape supérieure. Le forage du tunnel a commencé début septembre. En plus du tunnel de 2,1 kilomètres de long, le projet prévoit surtout le dédoublement de la voie unique entre la Neuveville et Douanne.
Depuis 2020 plusieurs étapes ont été franchies. Des lignes de contact ont été assainies à la Neuveville, et la gare de Douanne a été rénovée. Le tout, en parallèle des travaux préparatoires pour creuser le tunnel.
Le forage commencera avec des pelles mécaniques jusqu’à 30 mètres de profondeur. Puis il se poursuivra avec l’aide d’explosifs. Des parois phono-absorbantes ont été prévues pour protéger les riverains du bruit des travaux.
Au total, 988'000 tonnes de matériaux d’excavation seront évacuées. Elles seront transportées par barges sur le lac de Bienne, pour que l’entreprise Jura Ciment les récupèrent. Les matériaux seront alors utilisés pour remplir les carrières, ou pour créer du ciment.
Philippe Cornaz, chef de projet : « Nous sommes dans un site de protection fédérale nature et paysage, ce qui nous a poussé à avoir des réflexions par rapport au moyen de transport d’évacuation des matériaux. »
Ce nouveau tunnel permettra de stabiliser les horaires des trains, d’augmenter leur vitesse sur le tronçon. Mais aussi de réduire le bruit pour les habitants, en déplaçant l’ancienne ligne ferroviaire dans le tunnel. Les voies ferrées dataient de 1860. L’espace libérée par l’actuelle voie ferroviaire sera réaménagé en espaces verts et viticoles.
La réalisation du projet a dû tenir compte dse sites particuliers de la région, comme le site de palafittes archéologiques inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. La forme des portails du tunnel a notamment été développée pour s’intégrer au mieux au paysage.
Le coût des travaux s’élève à 431 millions de francs, financés par le fonds d’infrastructure ferroviaire (FIF). La mise en service du tunnel est prévue pour fin 2029. /cgr









