AgroImpact, une démarche qui attire les agriculteurs jurassiens

Le projet a été lancé en début d’année et a pour objectif d’accompagner les agriculteurs dans ...
AgroImpact, une démarche qui attire les agriculteurs jurassiens

Le projet a été lancé en début d’année et a pour objectif d’accompagner les agriculteurs dans leur démarche de transition climatique. Près d’une cinquantaine d’exploitations jurassiennes y participent.

François Monin nous parlait vendredi du projet AgroImpact. François Monin nous parlait vendredi du projet AgroImpact.

Un projet d’envergure romande pour accompagner l’agriculture dans sa transition climatique. L’association AgroImpact est née en début d’année et a pour but d’aider les agriculteurs à réduire leur empreinte carbone. Elle regroupe les différentes chambres d’agriculture, les associations professionnelles de branche, mais aussi les ONG et les industriels. Ce projet offre des solutions agronomiques sur mesure pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des exploitations agricoles. Pour cela, tout commence par la mesure du bilan carbone des exploitations intéressées. Des conseils personnalisés sont ensuite donnés pour être efficace dans la transition climatique. Outre le côté environnemental, l’un des objectifs est aussi d’aider les agriculteurs à vendre leurs produits aux industriels avec un meilleur bilan CO2. Ils peuvent être rétribués pour les investissements mis en place sur leur exploitation pour protéger le climat. Le projet pilote a démontré que sur les 20 premières exploitations, il était possible de réduire de 70 tonnes le CO2 émis ou stocké dans les sols, selon François Monin directeur d’AgriJura.

François Monin était l’invité de « La Matinale » pour parler d’AgroImpact à l’échelle régionale, lui qui fait partie du comité de l’association. « Cela a été plutôt bien accueilli par les Jurassiens. Après une première séance d’information, une cinquantaine d’exploitations du Jura et du Jura bernois se sont inscrites sur la plateforme de manière volontaire. On voit une vraie dynamique dans la région, peut-être même plus forte que dans le reste de la Romandie », explique-t-il.

Au niveau financier, faire le bilan coute entre 500 et 1'000 francs, selon François Monin. En revanche, l’analyse est plus onéreuse. Cela peut aller de 5'000 à 10'000 francs, selon le directeur d’AgriJura. « Par contre, cela permet de créer de la plus-value. Sur les exploitations qui se sont engagées, on voit qu’en une année, le bilan carbone est payé. On attend aussi des soutiens des organismes étatiques », affirme-t-il. /lge


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