Madeleine et Claude Schmied se sont installés à la Combe à la Biche en février dernier pour s’occuper de nombreuses vaches durant l’été. Les deux bergers ont dit au revoir aux génisses ce samedi.
La 34e Désalpe du Boéchet a été synonyme de première fois pour Madeleine et Claude Schmied, les nouveaux bergers à la Combe à la Biche. Le couple s’y est installé en février dernier pour s’occuper de 175 vaches et gérer le restaurant. Ce samedi a sonné l’heure des au revoir. La centaine de génisses encore présentes dans les hauts pâturages ont quitté l’alpage pour regagner leurs exploitations agricoles. Le troupeau est parti à 12h45 pour arriver au Boéchet à 14h30 au terme d’un trajet d’un peu moins de 10 km. Nicolas Meusy a rencontré les deux bergers avant le grand départ. Le couple, marié depuis 40 ans, a vécu des instants forts en émotion. Car une désalpe, c’est en quelque sorte une séparation. « Quand vous voyez le bétail partir, c’est la pire des choses », raconte Madeleine Schmied avec la voix chevrotante. En six mois d’estivage, les bergers ont tissé des liens avec les animaux. Les voir partir « ça fait un pincement au cœur », témoigne Claude Schmied.
Reportage : Un flot d’émotions parcourt la Désalpe du Boéchet.
Avant de poser ses valises à la Combe à la Biche, le couple a vécu huit ans à Nods, sur les hauteurs du Chasseral où les talus sont très escarpés. Le nouvel environnement est mieux adapté au berger de 66 ans et à la bergère de 60 ans. « Au Chasseral on avait la plus belle vue mais le pire terrain. Ici, c’est quand même un petit peu plus facile », souligne Madeleine Schmied qui, comme son époux Claude, attend avec impatience le printemps pour voir les vaches reprendre possession des pâturages de la Combe à la Biche. /nmy