Des migrants apprennent à travailler le métal à Delémont

L’École jurassienne du métal et l’Association jurassienne d'accueil des migrants ont organisé ...
Des migrants apprennent à travailler le métal à Delémont

L’École jurassienne du métal et l’Association jurassienne d'accueil des migrants ont organisé six semaines de cours sur la construction métallique pour les personnes migrantes. La formation se déroule jusqu’au 31 octobre prochain. Reportage.

Quatre migrants participent au cours sur la construction métallique à l'École jurassienne du métal à Delémont. Quatre migrants participent au cours sur la construction métallique à l'École jurassienne du métal à Delémont.

Une nouvelle formation permet à des migrants d’apprendre les bases de la construction métallique. L’École jurassienne du métal (EJDM) a mis sur pied un projet-pilote en collaboration avec l’Association jurassienne des migrants (AJAM). Ce sont ainsi quatre personnes en provenance de l’Ukraine et de l’Afghanistan qui ont pu découvrir les opérations de traçage, pointage, perçage, usinage ainsi que tous les procédés de soudage. La formation se déroule pendant 24 jours de cours, répartis sur deux modules de trois semaines de quatre jours chacune. Le premier s’est déroulé du 2 au 20 septembre alors que la session finale a commencé le 14 octobre et se terminera le 31 octobre prochain.

Reportage à l’École jurassienne du métal

L’EJDM qui propose plusieurs filières dans le domaine, dont trois qui permettent de décrocher un CFC, a ainsi mis ses formateurs au service de l’intégration professionnelle des migrants. L’objectif final du projet est avant tout la possibilité pour les participants de décrocher un emploi. Une agence intérimaire est intégrée au processus dans ce but : des dossiers ont été créés pour chacun des apprenants, « pour que les entreprises de la région puissent, par le biais de cette agence, leur trouver une première mission, à court, moyen ou long terme », explique le gérant de l’EJDM. Didier Joliat précise que ces cours permettent de développer les compétences nécessaires pour « aller sur le terrain et accompagner une personne ou une équipe sur un chantier ou dans un atelier. »

Didier Joliat : « C’est une formation qui fonctionne bien. »

Un succès qui pourrait être réitéré

« Les gens sont présents, ils parlent français et on arrive à se comprendre. Ils ont vraiment envie d’apprendre, c’est une très belle surprise de ce côté-là », se réjouit Didier Joliat. Le gérant de l’école avoue que lui-même et son équipe de moniteurs avaient « quelques craintes », notamment liées à la barrière de la langue. Le projet pourrait ainsi être pérennisé, particulièrement si « ça débouche sur quelque chose. Il faut que ces personnes puissent trouver en emploi. Et dans ce cadre-là, on pourrait reconduire cette formation », précise Didier Joliat, qui espère accueillir un de ces migrants dans le cursus menant au CFC à l’avenir, au terme d’une mission réussie. Un parcours qui serait idéal selon le professionnel de la construction métallique. /jad


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