Devoir de mémoire au Noirmont

Une cérémonie avec la pose d’une plaque commémorative a marqué ce mardi les 80 ans du bombardement ...
Devoir de mémoire au Noirmont

Une cérémonie avec la pose d’une plaque commémorative a marqué ce mardi les 80 ans du bombardement américain qui a touché la commune franc-montagnarde en 1944.

Une cérémonie commémorative a marqué ce mardi les 80 ans du bombardement américain au Noirmont. Une cérémonie commémorative a marqué ce mardi les 80 ans du bombardement américain au Noirmont.

Le Noirmont fait son devoir de mémoire. Il y a 80 ans jour pour jour – le 29 octobre 1944 – des avions américains ont bombardé et tiré par erreur sur la commune franc-montagnarde à quelques mois de la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Une cérémonie s’est déroulée en fin d’après-midi à la gare, durant laquelle une plaque commémorative a été apposée.

Cette attaque d’une poignée de secondes n’est pas connue de tous. Pour la Noirmonnière Jacqueline Boillat, à l’origine de la cérémonie du jour, il est important de ne pas oublier : « C’est la petite histoire dans la grande Histoire ! Je me suis dit qu’entre les nouveaux habitants du Noirmont et les jeunes qui n’ont peut-être pas connaissance de ce fait historique, ça valait la peine de le commémorer de manière pompeuse. »

Jacqueline Boillat a recueilli divers témoignages sur ce bombardement. « Les personnes interrogées ont encore un souvenir très précis. Ce fait très inhabituel les a marquées. Les images restent dans la tête. Je n’ai eu que des bonnes surprises en parlant avec elles. »


Attaque inexpliquée

L’attaque de l’aviation américaine au Noirmont était donc totalement inattendue et reste inexpliquée. « Ces avions ont fondu sur le village, alors qu’il y avait des drapeaux suisses très visibles. La raison du bombardement n’a jamais été élucidée. Les Américains ont reconnu une erreur, mais on n’en sait pas plus. Il n’y a jamais eu de justification. Il y a donc aujourd’hui encore plein d’interrogations. Je ne sais pas si on connaîtra la cause un jour. Il faudrait peut-être explorer les archives de l’aviation américaine. Un étudiant devrait se lancer, c’est un beau travail pour une thèse de doctorat ! », conclut Jacqueline Boillat. /rch



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