Laurie Filipetto s’est lancé un défi hors norme. La jeune femme de 27 ans participera dimanche au marathon de New York, alors qu’elle souffre d’une sclérose en plaques diagnostiquée il y a six ans. Depuis, cette maman d’un petit garçon suit un traitement qui limite les symptômes, notamment les douleurs articulaires. En 2021, la citoyenne de Vendlincourt s’est inscrite à cette course pour soutenir la Société suisse de sclérose en plaques. Pour s’y préparer, elle court plusieurs kilomètres par semaine et a déjà testé la distance de 42 kilomètres à Zurich. Pour Laurie Filipetto, « c’était la phase test pour voir si j’y arrivais et, pour une fois, j’ai été fière de moi, ce qui est rare ! » Si elle a commencé la course pour perdre du poids avant l’annonce de sa maladie, elle a repris cette activité pour contenir les douleurs : « Je me suis rendu compte que la course m’aidait beaucoup dans les douleurs, dans le mental aussi ». La course la pousse ainsi à « aller de l’avant ».
Sport et maladie pas incompatibles
Les symptômes de la SEP se traduisent chez Laurie Filipetto par des douleurs articulaires, des troubles de la sensibilité et de la fatigue. Pourtant pratiquer la course à pied aide à stabiliser la maladie selon la jeune femme qui constate que l’absence d’activités ankylose ses articulations. « Les trois premiers kilomètres font mal, mais une fois que c’est chaud, ça fait du bien », relève l’Ajoulote qui applique aussi une hygiène de vie saine.
Laurie Filipetto : « Ça demande quand même des sacrifices. »
Et l’après marathon ?
Lundi, ce projet né en 2021 sera terminé. « Qu’est-ce qui va se passer lundi ? c’est vraiment un vide complet pour moi », soupire Laurie Filipetto qui imagine d’autres défis. D’abord la construction d’une maison mieux adaptée à sa maladie si celle-ci devait handicaper davantage la jeune femme. La sportive pense aussi à d’autres courses, pourquoi pas Sierre-Zinal. /ncp









