Nos correspondants parlementaires à Berne vous proposent chaque mois un entretien avec une personnalité d’envergure nationale ou internationale. Ce mardi, Gilles Marchand, le directeur général de la SSR qui quittera ses fonctions le 31 octobre, explique les enjeux auxquels devra faire face sa successeuse.
Une fois par mois, nos correspondants parlementaires vous proposent une « grande interview » avec une personnalité d’envergure nationale, voire internationale, qui pèse fortement sur le débat en Suisse et certaines décisions politiques.
Place ce mardi à celui qui a incarné le service public audiovisuel en Suisse pendant 7 ans. Gilles Marchand quittera la direction générale de la Société suisse de radio-télévision (SSR) le 31 octobre à l’âge de 62 ans. Son départ est justifié pas la volonté de laisser le champ libre à une nouvelle directrice, Susanne Wile. « C’est une passation bien pensée, au bon moment et dans l’intérêt de l’entreprise », explique Gilles Marchand. Toutefois, ce changement entrainera pour la nouvelle directrice de nouveaux enjeux à affronter pour la télévision et la radio nationale de service public.
Gilles Marchand:
Gilles Marchand a permis à la SSR de se développer et d’évoluer dans le monde des médias numérisés et globalisés. Selon Gilles Marchand, deux logiques vont désormais co-exister. « Une première logique mettra à disposition une plate-forme qui proposera des programmes à la carte dans les différentes langues. On va jouer à fond la carte de la cohésion nationale en mettant à disposition de manière simple et accessible ce que nous fabriquons. À côté de ça je pense qu’il restera, en radio et en télévision, des chaînes plus classiques pour continuer à offrir un programme, une expérience, une ambiance ou un plaisir qui sera partagé simultanément par les personnes qui s’y adonneront. »
Gilles Marchand:
Le 1er novembre, la journaliste argovienne de 50 ans Susanne Wile prendra les rênes de la Société suisse de radio-télévision, la SSR. /sju-ero