Le PLR plaide pour une révision totale de la Constitution jurassienne

Le député Anael Lovis a déposé une motion qui demande la création d'une nouvelle assemblée ...
Le PLR plaide pour une révision totale de la Constitution jurassienne

Le député Anael Lovis a déposé une motion qui demande la création d'une nouvelle assemblée constituante élue par le peuple. Une remise à plat qui permettrait selon lui de réformer l’État en profondeur ainsi qu’y incitent certains experts et acteurs de la classe politique.

Le PLR veut un tournant historique avec une réforme de la Constitution jurassienne. (Photo : République et canton du Jura) Le PLR veut un tournant historique avec une réforme de la Constitution jurassienne. (Photo : République et canton du Jura)

50 ans après les premiers constituants, le groupe PLR au Parlement jurassien appelle à une révision totale de la Constitution jurassienne. Le député Anael Lovis a déposé une motion devant le législatif qui demande pour cela la création d'une nouvelle assemblée constituante élue par le peuple. « Différents problèmes s’accumulent, le canton fait face à un immense défi financier et les citoyens s’interrogent sur la gouvernance de l’État », avance l’élu libéral-radical pour justifier une remise à plat des bases de l’État en se saisissant de l’opportunité de l’arrivée de Moutier qui va poser son lot des questions juridiques et institutionnelles.

Anael Lovis : « L'occasion de questionner les missions et prestations de l’État jurassien. »

« De toutes parts, et le groupe d’experts mandatés par le Gouvernement l’a encore relevé récemment, il faudrait un certain toilettage de nos institutions et de la structure de l’État. Cela ne porterait pas que sur des questions relatives au fonctionnement des institutions. La Constitution est aussi le texte de base de toutes les tâches qui sont déférées à l’État, le but de cette révision c’est aussi de questionner les prestations de l’État jurassien de manière globale. Il reviendra au peuple de définir ces questions », commente Anael Lovis qui défend que des raisons politiques, structurelles ou institutionnelles ne permettent pas actuellement une réforme en profondeur.

« Si on veut revoir notre État en profondeur, il faut partir sur des bases solides. »

« Le programme « Repenser l’État » a été partiellement abandonné. Le déficit se creuse et la fortune du Canton arrivera à la modique somme de zéro franc prochainement. Des questions institutionnelles, telles que le découpage électoral, la place des communes dans l’ordre institutionnel jurassien ou l’élection au Conseil des États à la majoritaire sont fréquemment abordées et remises sur la table. De plus, le rapport des experts externes pour les finances cantonales parle d’un redimensionnement de l’État. Si les opinions divergent sur les finalités, il n’en demeure pas moins que ces questions doivent être posées au peuple souverain », estime l’élu PLR, conscient qu’il s’agirait là d’un travail colossal. « Mais si on veut réformer notre État, il faut repartir sur des bases solides », réagit Anael Lovis qui devra tenter de convaincre au sein de l’hémicycle qu’une réforme d’une telle ampleur s’impose. /comm-jpi


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