Le Gouvernement jurassien indique que pour vendre des médicaments, les médecins doivent remplir des critères stricts et que cela ne doit pas être un argument pour les faire venir dans la région. C’est sa réponse à une question écrite de Nicolas Maître (PS).
Un médecin qui vend des médicaments doit rester une exception. C’est ce que le Gouvernement rappelle en réponse à une question écrite du député Nicolas Maître (PS). Ce dernier se questionnait sur l’intérêt que ce type d’exceptions pourrait générer chez les jeunes médecins pour les faire venir dans le Jura. Toutefois, le Gouvernement reste sur ses positions.
« Faire de l’autorisation de vendre des médicaments un argument d’attractivité pour des médecins irait à l’encontre des buts de la loi », selon le Gouvernement. En plus, il affirme que cette façon de faire serait déloyale envers les autres médecins qui ne bénéficient pas de ce privilège. L’Exécutif rappelle que pour qu’un médecin ait l’autorisation de vendre des médicaments, donc de pratiquer la propharmacie, il faut répondre à deux critères : que la commune dans laquelle il exerce ne soit pas dépourvue de pharmacie et qu’une autre qui se trouve juste à côté n’en ait pas non plus.
En termes d’exemple, le Clos-du-Doubs ne remplit plus ces conditions, puisqu’avec les différentes fusions, la commune jouxte celle de Haute-Sorne et celle de Courgenay qui ont des pharmacies. La médecin qui reprendra le cabinet de Boncourt pourra quant à elle bénéficier de cette mesure, tout comme celui de Buix qui en profite aussi depuis un certain temps.
Le Gouvernement jurassien rappelle encore qu’il soutient le projet intercantonal romand REFORMER qui vise à rendre notre région attractive pour les médecins. /lge









