La paroisse reformée de Moutier ne sera pas fractionnée. Un statut transfrontalier lui a été accordé. Avec le transfert de la cité prévôtoise dans le canton du Jura, ses paroissiens répartis entre Moutier et les communes bernoises environnantes couraient le risque de se voir séparés, mais il n'en sera rien.
La convention a été adoptée à la quasi-unanimité par le Parlement des Eglises réformées Berne-Jura-Soleure, a indiqué mercredi à Keystone-ATS le porte-parole de l'instance, Matthias Siegfried, confirmant une information de l'agence de presse ProtestInfo parue dans Le Temps. Plus précisément, 164 délégués se sont prononcés en faveur et deux se sont abstenus.
La décision doit encore être approuvée par les gouvernements bernois et jurassien ainsi que par les délégués de l'Eglise réformée du Jura. Cette étape devrait être une pure formalité, selon M. Siegfried.
La paroisse de Moutier regroupe près de 1500 fidèles répartis entre les communes de Moutier, Perrefitte, Belprahon, Roches, Elay et La Scheulte. Alors que Moutier qui deviendra jurassienne au 1er janvier 2026, les autres communes resteront bernoises.
Poursuivre une histoire commune
La solution trouvée permet à la paroisse de Moutier, fondée en 1531, de « poursuivre la vie paroissiale qui est née il y a près de 500 ans », explique la convention. Les paroissiens s'étaient prononcés pour cette option en décembre 2023. Il existe cinq autres paroisses transfrontalières sur le territoire rattaché aux Eglises réformées Berne-Jura-Soleure, dont les institutions berno-fribourgeoises de Chiètres, Morat et Ferenbalm.
Le document approuvé par le Synode règle certaines dispositions comme le droit de vote, l'appartenance de l'entité religieuse ainsi que des questions financières. La paroisse de Moutier reste membre du syndicat de paroisses Par8, qui regroupe d'autres paroisses du Jura bernois, et les contrats de ses pasteurs restent régis par le droit bernois. /ATS









