Olivier Moeckli a parcouru le monde lorsqu’il travaillait pour le comité international de la Croix-Rouge. Le Jurassien en a profité pour photographier les villes par lesquelles il passait. Il expose aujourd’hui ses clichés à Delémont et propose un voyage dans l’immensité des villes du monde où l’humain n’est jamais loin.
Dans une époque où la globalisation va grandissante, les villes du monde se ressemblent-elles toutes ? C’est une question à laquelle a voulu répondre Olivier Moeckli. Le photographe jurassien, aujourd’hui installé à Bienne, expose pour la première fois ses clichés. Son exposition « Dans les villes » est à découvrir jusqu’au 22 décembre à l’Artsenal à Delémont. Les spectateurs pourront découvrir une centaine de clichés et faire le tour du Monde d’est en ouest de Melbourne à New York.
Gigantisme architectural et fourmis
Son projet est né lors de son mandat pour le CICR, le comité international de la Croix-Rouge. De 2009 à 2017, Olivier Moeckli a mené un projet photographique dans lequel il souhaitait réaliser des portraits des adolescents du monde, projet qui fera d’ailleurs l’objet d’une autre exposition à Porrentruy. Lors de son temps libre, Olivier Moeckli a photographié les villes dans lesquelles il passait. « Je n’avais pas l’idée d’en faire une exposition un jour » explique-t-il. C’était plutôt un moyen pour lui de s’offrir des moments de respiration.
Mais pour ce photographe passé par le cinéma et la réalisation de documentaires, pas question de faire des photos de touriste. Il est resté à l’affût du bon cadrage, de la bonne attitude des passants ou de la bonne lumière. Ses images mettent en scène l’immensité de la ville, mais il a tenu à y intégrer les humains qui les peuplent. « C’est ce qui m’intéressait. Il y a ce gigantisme architectural dans lequel les hommes sont un peu des fourmis qui est fascinant. »
Olivier Moeckli : « Je voulais montrer l’architecture, mais avec les gens. »
Un mois pour obtenir son cliché
Olivier Moeckli ne s’est pas contenté de prendre de la hauteur, il a aussi plongé dans le détail de ces villes et s’est parfois rapproché de celles et ceux qui la peuplent. De cet homme au volant de son taxi-bus, de cette fillette qui vend des fruits dans la rue. Olivier Moeckli a parfois dû se montrer patient. « Il y avait ce petit restaurant à Oulan-Bator et cette femme qui y travaillait avec sa nièce. L’endroit était extraordinaire, très asiatique, avec des décorations des années 50. Je m’y rendais souvent, mais il m’a fallu un mois pour qu’elles acceptent que je les prenne en photo. » /tna









