Le centriste Stéphane Theurillat a été élu ce dimanche à l'exécutif jurassien avec 50,4% des suffrages devant la Verte Pauline Godat et Pascal Prince du mouvement HelvEthica. Les acteurs politiques de la région réagissent.
Stéphane Theurillat deviendra le 24e ministre Jurassien. Le Centriste a été élu ce dimanche à l'exécutif jurassien avec 50,4% des voix, devant la candidate des Vert-e-s Pauline Godat et le représentant du mouvement HelvEthica Pascal Prince. Élu dès le premier tour, il a obtenu 85 voix de plus que les 10'126 nécessaires pour obtenir la majorité absolue. Cette victoire au premier tour réjouit forcément les membre du Centre Jura qui récupèrent ainsi leur deuxième siège perdu en 2020. Sandra Hauser, secrétaire générale du parti, a souligné le travail effectué par le candidat et le parti jurassien : « On a beaucoup travaillé, on s’est mobilisé et aujourd’hui on récolte les fruits de ce travail. »
Sandra Hauser : « À titre personnel j’étais convaincue qu’il passerait au premier tour. »
Le ministre du Centre Martial Courtet a également salué l'élection de son collègue de parti. Ce nouveau visage au Gouvernement ne permettra pas non plus de tout chambouler estime le ministre en place. « Il y a tellement de défis que l’on ne pourra pas tout modifier notre façon de faire, mais je connais sa façon de travailler, c'est quelqu'un avec un cap et c'est ce dont on a besoin en ce moment. »
Martial Courtet : « Il y a tellement de défis que l’on ne pourra pas tout modifier. »
La satisfaction était également de mise pour le conseiller aux États Charles Juillard. « Le Centre retrouve son deuxième siège et pourra peser d’avantage sur la politique du Gouvernement qui restera dans l’alignement du Parlement, ce qui est important. »
Charles Juillard : « La perte de ce siège était un crève coeur. »
Pour Pascal Eschmann, ancien président du Centre Jura, l'élection au premier tour de Stéphane Theurillat est une bonne nouvelle pour la politique jurassienne. « Pour la politique jurassienne, pour l’équilibre politique et les différents problèmes qu'il y a sur la table, c'était très important que Stéphane passe au Gouvernement. »
Pascal Eschmann : « Pour l’équilibre politique c’est très important. »
Cette élection partielle arrive une année avant les élection cantonales de 2025. Pour le Centre, la suite se dessine déjà, selon le président du parti Mathieu Cerf. « Pour nous c’est une étape, mais évidemment que l’important se passera l’année prochaine lors des élections générales. Et Stéphane aura une année pour montrer ses compétences au Gouvernement. »
Mathieu Cerf : « C’est une étape mais l’important sont les élections générales de 2025. »
Déception chez les écologistes
Chez les Vert-e-s, forcéement on était déçu. La coprésidente de la section jurassienne Sonia Burri-Schmassmann regrette le résultat de cette élection. « On savait que cette élection serait serrée du fait qu’il n’y avait aucun candidat de droite. On voit que l’on a de la peine à dépasser ces 45% qui vont pour une candidature de gauche. »
Sonia Burri-Schmassmann : « On a de la peine à dépasser ces 45% de voix. »
Pour Erica Hennequin, figure du parti et ancienne députée au Parlement, le moment était venu pour les écologistes d'accéder à l'exécutif. « Les Vert-e-s sont au Parlement depuis 17 ans, je pensais que c’était le bon moment. » Elle regrette notamment le faible taux de participation au scrutin, 35,4%.
Erica Hennequin : « Les Verts sont au Parlement depuis 17 ans, je pensais que c’était le bon moment pour entrer au Gouvernement. »
La configuration de cette élection partielle a peut-être joué en défaveur des Vert-e-s, estime le député Ivan Godat. « Je pense que c’est difficile pour les Verts de se faire élire dans une partielle où il y a finalement deux candidats qui s’affrontent. L’étiquette de la candidate de la gauche, pas assez rassembleuse, explique peut-être cet écart. »
Ivan Godat : « On a peut-être pas une image assez rassembleuse pour se faire élire dans ce genre d'élection »
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