Grandfontaine livre 80 fruitiers à ses concitoyens

La commune ajoulote finance presque intégralement les arbres qu'elle livre ce mercredi. Objectif ...
Grandfontaine livre 80 fruitiers à ses concitoyens

La commune ajoulote finance presque intégralement les arbres qu'elle livre ce mercredi. Objectif, remplacer certains arbres détruits en 2023 et favoriser la présence de la chouette Chevêche.

Sylvain Quiquerez (à gauche) et Victor Egger se réjouissent des dizaines d'arbres fruitiers haute tige qui seront plantés à Grandfontaine. Sylvain Quiquerez (à gauche) et Victor Egger se réjouissent des dizaines d'arbres fruitiers haute tige qui seront plantés à Grandfontaine.

C’est une démarche inédite dans la région : Grandfontaine a livré ce mercredi des arbres fruitiers haute tige à ses concitoyens intéressés. Des pommiers, poiriers, pruniers ou encore noyers presque intégralement financés par la commune qui rejoint une opération de plantations du Collectif Chevêche. L’arbre fruitier haute tige est en effet un excellent habitat pour la chouette Chevêche. « En juillet 23, une mini tempête très sectorielle a fait pas mal de dégâts, notamment dans les vergers. On a aussi le projet de faire une nouvelle zone à bâtir à Grandfontaine, malheureusement située sur un verger, il y a donc l’idée de compenser ce verger », explique le maire de Grandfontaine Sylvain Quiquerez. « Grandfontaine a la chance d’avoir des Chevêches d’Athéna sur son territoire, notre objectif est de les conserver », ajoute-t-il. 

Sylvain Quiquerez, maire de Grandfontaine, explique les motivations de la commune.

Favoriser la biodiversité

Le Collectif Chevêche mandate la Fondation rurale interjurassienne (FRI) pour les plantations d’arbres fruitiers. Victor Egger, responsable de la station d’arboriculture à la FRI, salue la démarche de Grandfontaine. « Le verger haute tige participe à cette biodiversité » et les cavités dans les vieux arbres constituent l’habitat de prédilection des Chevêches, affirme-t-il. Les quelque 500 arbres vendus annuellement par la FRI depuis plusieurs années viennent de Bâle-Campagne, un terroir similaire à celui du Jura. Pour un privé, entretenir un arbre fruitier « n’est pas si facile, mais on propose pas mal de cours », nuance Victor Egger qui se réjouit : « Prendre une pomme sur l’arbre, la croquer, c’est quelque chose d’incommensurable ». /mmi

Victor Egger, de la FRI, raconte la préservation de la chouette Chevêche.


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