Commentaire : le compromis, oui, mais pas seulement à court terme svp

Notre journaliste François Comte revient, dans un commentaire, sur l’accord passé entre les ...
Commentaire : le compromis, oui, mais pas seulement à court terme svp

Notre journaliste François Comte revient, dans un commentaire, sur l’accord passé entre les deux principaux partis politiques du canton, le PS et Le Centre, concernant le budget 2025 de l’État jurassien.

Notre journaliste François Comte s'exprime sur le compromis adopté au sein du Parlement jurassien lors du vote du budget 2025 ce mercredi. (Photo : archives/Georges Henz). Notre journaliste François Comte s'exprime sur le compromis adopté au sein du Parlement jurassien lors du vote du budget 2025 ce mercredi. (Photo : archives/Georges Henz).

C’est un scénario inattendu qui s’est produit mercredi au Parlement jurassien dans le cadre des débats sur le budget 2025 de l’Etat. Les deux principaux partis politiques du canton, le PS et Le Centre, ont harmonisé leur position respective pour parvenir à un compromis. Au final, l’entente entre les deux formations a permis de ne pas toucher aux soins à domicile, tout en respectant le frein à l’endettement.

Le commentaire de François Comte :

L’accord passé entre le PS et Le Centre est à saluer même si quelques nuances s’imposent. La recherche du compromis semblait de plus et plus compliquée au sein du Parlement jurassien mais les deux principaux partis du canton ont démontré qu’elle n’était pas impossible. La clarté n’y a pas toujours gagné lors des débats au Parlement mais, dans le fond, peu importe. Le compromis entre le PS et Le Centre n’a toutefois pas plu à tout le monde, surtout à droite. Le PLR et l’UDC ont ainsi refusé le budget. Mauvais joueurs, diront certains, mais reconnaissons que l’accord PS – Le Centre ne règle pas les problèmes de fond du canton du Jura. Il ne fait que retarder la perspective de prendre des décisions plus difficiles dans la mesure où financer des dépenses courantes en reportant certains investissements, en réduisant des mandats de l’Etat et en accélérant le rattrapage de l’impôt sur les gains immobiliers n’est pas tenable. Pour être réellement efficace, l’esprit de compromis doit s’inscrire à plus long terme et une telle perspective paraît encore bien compliquée à atteindre. Les communiqués de presse publiés par le PS et Le Centre à l’issue des débats semblent, d’ailleurs, le supposer. Tandis que la formation de centre-droit appelle à « accélérer la modernisation et la restructuration de l’Etat », celle de gauche demande que les gains de la Banque nationale suisse servent à « consolider les futurs budgets et garantir des prestations publiques durables ». Souhaitons donc que le compromis PS - Le Centre puisse favoriser de nouvelles ententes et ne pas se limiter à ce qui pourrait aussi s’assimiler à un accord de circonstance, à moins d’une année des élections cantonales.


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus