La dernière assemblée municipale de Perrefitte a débuté mercredi soir par des étincelles : « Il est inacceptable que des citoyens disent à un employé communal ce qu'il doit faire, comment le faire ou quand le faire ! ». Selon le compte rendu du Journal du Jura, la maire Virginie Heyer a fait connaître son mécontentement sur un sujet houleux qui agite la commune depuis plusieurs semaines : le zèle présumé du cantonnier municipal qui est accusé par une soixantaine de citoyens de faire notamment du travail pour des privés aux frais du contribuable. L’affaire remonte au mois d’octobre dernier. 64 citoyens avaient signé une pétition qui reprochait au cantonnier du village de passer trop de temps à faucher le bord des routes pour chercher à tout prix à « faire des heures ». Des fauches superflues, coûteuses, sur des portions inappropriées (privées ou cantonales) qui seraient en outre contraires aux principes écologiques d’entretien. Certains pétitionnaires dénoncent également un conflit d’intérêts puisque le cantonnier en question est l’époux de la maire du village. « Il n'a cessé de se faire rabrouer pendant son travail », a lancé Virginie Heyer. Cette dernière leur reproche de mettre la pression sur les employés de la municipalité également dans d’autres dossiers. Elle rajoute que cette pression aurait même poussé la vice-maire Géraldine Liechti à démissionner il y a quelques jours. En fin de séance, la maire de Perrefitte a invité ses concitoyens « à réfléchir à l'avenir de la commune et à élever le niveau ». Actuellement en congé maladie, le cantonnier est désormais remplacé par une entreprise privée. / Jse-Cro









