Les usagers de la route estiment peu probable de se faire contrôler

Le constat ressort d’un sondage mené par le Bureau de Prévention des accidents. Le BPA insiste ...
Les usagers de la route estiment peu probable de se faire contrôler

Le constat ressort d’un sondage mené par le Bureau de Prévention des accidents. Le BPA insiste pourtant sur le fait que s’attendre à un contrôle augmente la sécurité routière.

82% des automobilistes ne s'attendent pas à être contrôlés en ce qui concerne leur taux d'alcool. (Photo d'illustration).  82% des automobilistes ne s'attendent pas à être contrôlés en ce qui concerne leur taux d'alcool. (Photo d'illustration). 

S’attendre à un contrôle augmente la sécurité routière. Un sondage publié récemment par le Bureau de prévention des accidents (BPA) montre toutefois que les conducteurs estiment la probabilité d’un contrôle comme étant faible à très faible. Chez les automobilistes, cette proportion est de 65% pour les contrôles de la vitesse, de 80% en ce qui concerne l’usage du téléphone et de 82% pour les contrôles du taux d’alcool. Cette tendance est problématique, selon le porte-parole du BPA, Lucien Combaz, qui explique que « les contrôles de police dans la circulation routière ciblent les causes principales d’accidents, comme la distraction, l’inattention, la vitesse ou la consommation d’alcool ». La conscience de pouvoir se faire contrôler à tout moment joue l’effet de la peur du gendarme et suscite une adaptation du comportement, explique-t-il.

Lucien Combaz : « Plus on s’attend à avoir un contrôle, plus on respecte les règles en vigueur. »

Les cyclistes aussi

Chez les cyclistes, seuls 10% des sondés estiment un contrôle probable ou très probable. « C’est particulièrement problématique pour les cyclistes, car, notamment chez les 18-44 ans, il y a un quart, voire même un tiers des accidents graves à vélo qui sont liés à la consommation d’alcool. Le fait qu’on pense qu’un contrôle est peu probable fait qu’on n’a pas un comportement adapté », explique Lucien Combaz.

Pour rappel, conduire un vélo ou une voiture sous l’emprise de l’alcool limite les capacités. Par ailleurs, les sanctions sont équivalentes, que l’on soit cycliste ou automobiliste, si l’on prend la route en état d’ivresse. /tbu


 

Actualités suivantes

Articles les plus lus