La maltraitance des enfants au cœur des préoccupation du Conseil de l’Europe

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a abordé cette thématique au début du mois ...
La maltraitance des enfants au cœur des préoccupation du Conseil de l’Europe

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a abordé cette thématique au début du mois de décembre à travers des conférences. Selon Pierre-Alain Fridez qui a défendu une résolution sur ce sujet, les pays européens devraient prendre exemple sur la gestion de la Suisse.

Pierre-Alain Fridez est à la base d'une résolution qui concerne la maltraitance des enfants. (Photo : archives) Pierre-Alain Fridez est à la base d'une résolution qui concerne la maltraitance des enfants. (Photo : archives)

La lutte contre la maltraitance des enfants est à l’honneur en ce jeudi, journée du Sapin solidaire. Cette thématique a d’ailleurs été sur la table de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe au début du mois dans le cadre de conférences. L’Assemblée avait accepté en janvier une résolution nommée « Maltraitance des enfants dans les institutions d’Europe » et défendue par le conseiller national socialiste jurassien Pierre-Alain Fridez. Ce texte invite les pays européens à prendre la Suisse comme exemple. « Il faut demander aux gens de déposer leur histoire pour qu’elle soit étudiée, qu’il y ait poursuite des auteurs. Il faut aussi aider ces gens pour améliorer leur situation, leur apporter un dédommagement financier et qu’il y ait une reconnaissance officielle et des excuses des autorités qui soient réalisées », raconte-t-il.

Pierre-Alain Fridez : « Il faut qu’il y ait un processus de mémoire pour, comme on dit toujours, plus jamais ça. »

La gestion suisse comme exemple

« L’histoire a montré que des maltraitances importantes avaient été réalisées à l’époque dans certaines fermes, avec des enfants qui ont été abusés et violentés. Tout cela a donné lieu à un débat en Suisse au début des années 2000, sous l’instigation de Guido Fluri qui a lui-même eu une enfance difficile. Il a ainsi fédéré toutes les personnes concernées par ce genre de personnes avec une initiative populaire qui a été déposée et reconnue par les autorités avec excuses officielles du Conseil fédéral », explique Pierre-Alain Fridez. Selon lui, il y a quelque chose d’exemplaire dans tout cela et la Suisse doit servir de modèle à ses voisins. « On a été dans une situation où le politique a eu en face de lui à rendre compte de son passé. Cette initiative populaire aurait dû être votée par le peuple, mais le Conseil fédéral a tellement pris en compte ces demandes qu’il a donné satisfaction aux auteurs et il n’y a donc pas eu de vote », raconte le Jurassien qui parle d’une situation exemplaire due au système politique suisse. /lge

Pierre-Alain Fridez : « C’est une situation exemplaire qui est due à notre système politique. »


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