Le Conseil d’Etat neuchâtelois réagit au recours à la Cour européenne des droits de l’Homme contre le contournement est de La Chaux-de-Fonds. La démarche ne devrait pas avoir d’incidence sur le lancement des travaux dans l’immédiat.
C’est en quelque sorte un cadeau de Noël empoisonné pour le Conseil d’Etat neuchâtelois. Les opposants au projet du contournement est de La Chaux-de-Fonds ont annoncé lundi faire recours auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme. Après avoir essuyé un revers au Tribunal fédéral en septembre, les opposants sollicitent l’avis des juges de Strasbourg.
Leur avocat Frédéric Hainard rappelle que la Suisse a récemment été condamnée pour inaction climatique par la CEDH. Il souligne également que le peuple a refusé la construction de nouvelles autoroutes en novembre.
Pour le conseiller d’Etat en charge du dossier, c’est « une nouvelle entrave à la réalisation d’un très bon projet ». Laurent Favre rappelle aussi que le contournement a été validé par la population à plus de 77%. « Cela permettra de faire sortir le trafic de transit de la ville de La Chaux-de-Fonds, renforcer sa qualité de vie et sa mobilité douce. » rappelle le conseiller d’Etat. Laurent Favre y voit donc plutôt une « mauvaise volonté d’entrave qui tente une dernière fois de freiner ce projet. C’est regrettable. »
Laurent Favre : « C’est effectivement usant ».
Le délai de traitement par la CEDH n’est pas connu. Le Conseil d’Etat espérait mettre l’ouvrage en service en 2030. Le recours ne devrait pas avoir d’incidence sur le lancement des travaux dans l’immédiat. /sma-aju









