La Dre Barbara Loeliger a posé sa mallette à Boncourt

Boncourt peut se réjouir d’accueillir à nouveau un médecin sur son territoire. La doctoresse ...
La Dre Barbara Loeliger a posé sa mallette à Boncourt

Boncourt peut se réjouir d’accueillir à nouveau un médecin sur son territoire. La doctoresse Barbara Loeliger a repris le cabinet médical du village fin octobre.

La Dre Barbara Loeliger accueille ses nouveaux patients à Boncourt. La Dre Barbara Loeliger accueille ses nouveaux patients à Boncourt.

Alors que le manque de médecin famille est source d’inquiétude dans le Jura, à Boncourt, la commune accueille depuis un peu plus de deux mois une nouvelle praticienne. La doctoresse Barbara Loeliger a repris le cabinet médical du village après la disparition subite de son prédécesseur au printemps dernier. Le soutien des autorités communales a été un élément déclencheur dans ce choix. « Je trouvais l’idée de la mairie d’aider un médecin à s’installer très bonne et magnifique. Ça m’a aidée, je n’aurais pas pu le faire par mes propres moyens », déclare la médecin pour qui il est important de « travailler « dans une commune et avec une commune ». La quinquagénaire, qui habite à Porrentruy, se réjouit de suivre des familles et de connaître leurs histoires : « Ça rend ce métier, pas seulement intéressant, ça donne un sens. »

Barbara Loeliger : « Le facteur humain rend ce métier magnifique. »

Une désertification des zones rurales

« Souvent je dis à mes jeunes collègues qui cherchent leur spécialité : être un médecin de famille, c’est être médecin pour tout. Travailler comme spécialiste, c’est plutôt être un médecin technicien. On se focalise sur un problème technique », explique Barbara Loeliger. La doctoresse est bien consciente que s’installer seule dans un cabinet médical dans une région dite périphérique n’est pas anodin. En plus de la complexité des aspects médicaux et de l’éloignement par rapport aux confrères, il faut se charger du côté administratif « qui est énorme et qui prend beaucoup de temps ». L’Ajoulote, qui a travaillé à Bienne et en Nouvelle-Zélande, espère d’ailleurs accueillir un autre médecin dans son cabinet afin de le former.


Des défis à la pelle

Après le décès subit de son prédécesseur, le cabinet médical est resté fermé cinq mois. A son arrivée, Barbara Loeliger a donc dû commencer par ranger et trier les nombreuses affaires avec l’aide de ses deux assistantes médicales. S’en sont suivies des heures à comprendre le fonctionnement des différentes machines, à remettre en état le parc informatique et à remplir les stocks de médicaments disponibles dans sa propharmacie.

« Le côté administratif est énorme. »

« Le grand défi, c’était qu’il n’y avait personne qui me passait le flambeau », explique la médecin. Après un peu plus de deux mois d’ouverture, Barbara Loeliger a rencontré une partie de ses nouveaux patients. Elle a dû aussi en refuser certains qui provenaient de villages plus éloignés. Avec une patientèle estimée à 1000 personnes, la doctoresse ne souhaite accueillir que des habitants de Boncourt, Buix et Montignez. Désormais, la praticienne doit se concentrer sur le rapatriement des dossiers des patients qui ont été stockés auprès du médecin cantonal. « Il faut vous imaginer, c’est 1000 dossiers à lire et c’est trente minutes par dossier ». Un travail de longue haleine qui attend Barbara Loeliger. /ncp


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