Les chasseurs et chasseuses d’aurores boréales pourront s’en donner à cœur joie en 2025. L’année devrait être propice à l’observation du phénomène. C’est l’activité solaire qui est à l’origine des aurores boréale. « Elles sont produites par des atomes excités par des particules éjectées par le soleil. Elles émettent de la lumière dans la haute atmosphère. La couleur la plus haute est le rouge. C’est ce qu’on voit le plus souvent chez nous » explique l’astronome jurassien Michel Ory. Le champ magnétique du soleil suit un cycle d’environ 11 ans et 2025 se situe environ au milieu de ce cycle, ce qui signifie que l'activité solaire particulièrement est forte. C’est ce qui explique pourquoi les aurores boréales s'observent aussi facilement à nos latitudes.
Michel Ory : « On est à peu près au milieu d'un cycle. »
Un phénomène amplifié par les réseaux sociaux
Cependant, 2025 ne sera pas une année exceptionnelle non plus, selon Michel Ory. « Le pic de cette année s’annonce à peine un peu plus actif que le précédent, et moins fort qu’il y a deux cycles » explique-t-il. Mais ce qui change d’un cycle à l’autre, c’est notamment l’activité sur les réseaux sociaux, aidée par la performance toujours plus aboutie des smartphones. Car leur appareil photo révèle souvent avec brio ce que nos yeux ne peuvent décerner. Ce qui explique également l’impression que les aurores boréales sont de plus en plus fréquentes. « L’activité est à peine plus forte que lors du précédent pic entre 2011 et 2024. Il y a eu autant d’événements, mais personne ne les voyait » explique Michel Ory. Pour observer les aurores boréales, l’astronome conseille donc d’attendre les alertes. L’idée c’est d’ensuite observer l’horizon nord et s’armer d’un appareil photo ou d’un smartphone pour immortaliser le phénomène. Un phénomène très difficile à prévoir et qui peut se produire en pleine nuit comme en plein jour, là où il ne sera évidemment pas observable. /tna









