Le projet « Voltero » lancé fin 2020 par le Canton du Jura a bénéficié à cinq structures de thérapie. Frédéric Erard, éleveur des Pommerats, a notamment vendu une jument par ce biais l’an dernier.
C’est un projet qui entend élargir la palette d’utilisation du cheval franches-montagnes. Le Canton du Jura a lancé il y a quatre ans le programme « Voltero ». Ce dernier consiste en une contribution étatique de 1'000 francs aux structures qui achètent un équidé de la race indigène pour pratiquer des thérapies, notamment avec des personnes handicapées. Divers critères doivent être remplis par les centres en question pour pouvoir recevoir ce subventionnement. Chaque année, un à deux franches-montagnes font l’objet d’une telle acquisition, selon la Fédération jurassienne d’élevage chevalin. Dans le détail, cinq structures ont bénéficié du projet d’après les chiffres du Service cantonal de l’économie rurale.
Éleveur aux Pommerats, Frédéric Erard a notamment vendu une jument par ce biais lors du dernier Marché-Concours à une ferme qui s’occupe de personnes handicapées dans le canton de Vaud. « Ils recherchaient une jument très brave pour l’attelage. Ils ont un char spécial qui permet d’aller faire des balades dans la nature », explique le Franc-Montagnard. Parmi les qualités requises pour ce genre de vente, Frédéric Erard évoque une taille moyenne, mais également un âge d’environ cinq ans. « Elle était mature et avait surtout un mental très équilibré », souligne l’éleveur.
Frédéric Erard : « Un cheval qui apprécie le contact avec les humains est d’office beaucoup plus apprécié. »
Un bilan satisfaisant
Frédéric Erard tire un bilan positif de l’expérience. « Ce projet est une très bonne idée. Peut-être qu’on n’a pas vendu énormément de chevaux par ce moyen, mais toutes les personnes qui en ont acheté étaient contentes », ajoute l’éleveur. L’évolution du projet satisfait également le Service de l’économie rurale. « C’est un programme intéressant qui permet de faire la promotion du cheval franches-montagnes », nous a indiqué le responsable de la production animale. Roger Biedermann reconnait toutefois que la demande est supérieure à l’offre puisque les éleveurs mettent généralement leurs chevaux en vente vers l'âge de 3 ans, ce qui est presque trop jeune pour des thérapies. /alr









