Comprendre l’impact de la fast fashion

L’ONG Public Eye investit les locaux de la Bibliothèque de Moutier pour sensibiliser la population ...
Comprendre l’impact de la fast fashion

L’ONG Public Eye investit les locaux de la Bibliothèque de Moutier pour sensibiliser la population à la surconsommation d’habits. Une exposition qui traite d’écologie et de droits humains.

L’industrie textile emploie des millions de personnes dans le monde, souvent dans des conditions déplorables. (Photo : Panos Pictures/Public Eye). L’industrie textile emploie des millions de personnes dans le monde, souvent dans des conditions déplorables. (Photo : Panos Pictures/Public Eye).

Des nouvelles collections d’habits qui sortent chaque mois, voire chaque semaine, des prix aguichants, un marketing parfaitement huilé : le phénomène de fast fashion fait un tabac dans nos sociétés occidentales. Mais derrière le plaisir de consommer se cachent des enjeux environnementaux et sociaux. L’ONG Public Eye en parle dans une exposition proposée en ce moment à la Bibliothèque de Moutier. Une exposition simple, une quinzaine de panneaux illustrés qui abordent différents thèmes liés à l’industrie textile. On y apprend comment nos habits sont fabriqués, comment ils sont vendus, par quels mécanismes, et surtout dans quelles conditions pour les 60 à 75 millions de travailleuses et travailleurs dans ce secteur. Léandre Ackermann est auxiliaire à la Bibliothèque de Moutier. L’exposition lui a permis de conscientiser encore davantage les dérives de l’industrie textile.

Léandre Ackermann : « Plus bas encore que ce que l’on imaginait. »

Les victimes de la fast fashion

Les véritables victimes de la mode sont ces employés, souligne Public Eye. L’environnement aussi, avec des chiffres éloquents ; l’industrie textile représente 8% des émissions de CO2 dans le monde, une énorme consommation d’eau, ainsi qu’une grande part des microplastiques rejetés dans les océans. En 2019 en Suisse, 107'000 tonnes de déchets textes ont été comptabilisés, soit 10'000 camions poubelles. Plus de 12 kilos d’habits jetés par personne, dont la moitié finit incinérée. Le tableau est noir, mais l’exposition évoque aussi des solutions. Les efforts à fournir sont à la fois individuels et collectifs.

« Il y a aussi toute une dimension d’engagements politiques. »

Moins consommer, ou différemment, reste la solution la plus accessible. Recycler, réparer, acheter l’essentiel. En cherchant l’origine du produit, son impact écologique, les conditions de production. Public Eye invite chacune et chacun à puiser dans ses informations, notamment via son site internet (www.publiceye.ch).

L’exposition « Fast Fashion : qui en paie le prix ? » est à voir jusqu’aux vacances d’été à la Bibliothèque de Moutier. /oza


 

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