Dès le 1er janvier 2026, elle fera partie de la Fédération cantonale des pêcheurs jurassiens. Ce transfert implique un certain nombre de changements, que ce soit pour le cadre de travail, la règlementation ou la redéfinition des zones de pêche.
La Société de pêche de Moutier et environs sera jurassienne dès 2026. Elle a réaffirmé sa volonté d’adhérer à la Fédération cantonale des pêcheurs jurassiens (FCPJ) ce vendredi soir lors de sa 92e assemblée générale. Cette décision est dans les tuyaux depuis déjà un petit moment. Marc-André Ehrat, le président de la Société des pêcheurs de Moutier et environs explique que les premières réflexions sont nées il y a deux ans, à la suite de la rencontre avec l’Inspection de la Pêche du canton de Berne, qui ne souhaitait plus continue leur collaboration, due au départ de Moutier dans le canton du Jura.
Marc-André Ehrat : « La Fédération cantonale bernoise de la Pêche nous a prévenus de l’arrêt des subventions. »
Ce transfert implique un certain nombre de changements pour la société de pêche prévôtoise. Premièrement, le système de travail va changer. Sous régime bernois, l’essentiel de l’activité de la pisciculture se situait à Moutier et ses environs. Dès le changement, la FCPJ pourra approcher les membres pour leur proposer des travaux de repeuplement dans tout le Jura. Un point qui réjouit le président de la Société de pêche de Moutier et environs.
« On pourra s’occuper des rivières et des ruisseaux de tout le canton. »
Un autre changement, c’est évidemment celui de la règlementation. Marc-André Ehrat explique que la FCPJ s’approchera des pêcheurs de Moutier pour ce point-là prochainement. Et finalement, la redéfinition des zones de pêches. Avec le transfert de Moutier, le Jura obtiendra une portion de la Birse, qui traverse la Prévôté. Le tronçon entre le barrage des gorges de Court et la Roche Saint-Jean sera désormais bicantonal. Ainsi, certaines questions restent encore ouvertes quant à l’application des règlementations jurassiennes sur ces nouveaux rivages.
Pérenniser la pisciculture
Aujourd’hui, la pisciculture vit grâce aux dons des bénévoles et des membres. Mais avec ce changement, Marc-André Ehrat explique qu’ils poussent pour obtenir des subventions. Un contrat de prestations a été évoqué, prévoyant un soutien financier dont le montant sera discuté. Pour le président, sa pisciculture est une chance pour le canton du Jura. Il explique qu’il n’existe actuellement pas d’infrastructure semblable à celle de Moutier dans le Jura.
« C’est un outil de travail que le canton du Jura peut se vanter d’avoir. »
Même si certaines questions n’ont pas encore de réponse, le président de la Société de Moutier et environ et optimiste quant à ce transfert. Les membres de la société sont venus avec beaucoup de questions lors de l’assemblée générale de vendredi, mais sans réticence./tbu









