Les procès pour sorcellerie livrent une partie de leurs secrets

Le Musée de Saint-Imier propose une nouvelle exposition temporaire. Celle-ci est intitulée ...
Les procès pour sorcellerie livrent une partie de leurs secrets

Le Musée de Saint-Imier propose une nouvelle exposition temporaire. Celle-ci est intitulée « Au corps des procès de sorcellerie d’Erguël et de l’ancien Évêché de Bâle ». Elle est à voir dès vendredi dans l’institution imérienne.

De gauche à droite : l’illustrateur, Adryan Zeroual, devant l’un de ses dessins, avec Gilliane Barthe, la co-commissaire de l’exposition, et Coraline Gajo, la conservatrice du Musée de Saint-Imier. De gauche à droite : l’illustrateur, Adryan Zeroual, devant l’un de ses dessins, avec Gilliane Barthe, la co-commissaire de l’exposition, et Coraline Gajo, la conservatrice du Musée de Saint-Imier.

La chasse aux sorcières en Erguël au cœur de la nouvelle exposition temporaire du Musée de Saint-Imier. L’institution propose de lever le voile sur cette sombre page de l’histoire locale. Elle a collaboré avec l’historienne et spécialiste des procès de sorcellerie dans l’ancien Évêché de Bâle, Gilliane Barthe. L’exposition s’intéresse particulièrement à l’utilisation du corps dans les procès. Le corps qui est utilisé pour « empoisonner » les autres, en les touchant par exemple ou encore pendant le procès. Le corps de l’accusé qui est torturé. « Il n’y avait pas d’exécution sans aveu », indique Gilliane Barthe. Elle précise encore que la torture était alors un moyen légal.

 Gilliane Barthe : « Si les accusations sont majoritairement portées contre des femmes, des hommes et des enfants ont également été accusés. »

Bien que la thématique de la sorcellerie soit connue dans la région, on n’en sait tout de même peu à propos de ces procès. « Les sources sont difficiles d’accès, les lire sont extrêmement difficiles et prennent du temps et requiert des connaissances initiales », explique Gilliane Barthe. La situation a toutefois changé ces dernières années grâce au projet « Crimes et châtiment » des Archives de l’ancien Évêché de Bâle, précise encore l’historienne.

À noter que l’exposition est accompagnée d’illustrations réalisées par Adryan Zeroual. Différents manuscrits et objets ont également été prêtés par d’autres institutions.

« Au corps des procès de sorcellerie d’Erguël et de l’ancien Évêché de Bâle » est à voir au Musée de Saint-Imier dès vendredi et jusqu’au 26 octobre. Le vernissage se tiendra ce jeudi à 18h30. /sbo


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