La période de tir du cormoran a été rallongée dans le canton du Jura. L’information a été dévoilée samedi dernier à l’occasion de l’assemblée générale de la Fédération cantonale des pêcheurs jurassiens (FCPJ). Amaury Boillat, inspecteur de la chasse et de la pêche à l’Office de l’environnement, a indiqué que ces oiseaux pourront être tirés jusqu’à fin avril contre fin février en temps normal. Les cormorans posent de gros problèmes dans les rivières de la région en dévorant une quantité considérable de poissons. Cette prolongation de la régulation de ces oiseaux piscivores non autochtones réjouit les pêcheurs de la région : « Avec le pillage que ces oiseaux font de plus en plus, et peut-être encore plus dans l’Allaine et le Doubs, c’est vraiment un soulagement mais ce n’est qu’un début, j’espère », se réjouit Ami Lièvre, vice-président de la Fédération cantonale des pécheurs jurassiens. Il admet, tout de même, que la chasse contre les cormorans doit rester de la régulation : « On n’est pas là pour tout détruire. Réguler, ça veut dire : éviter les pillages et la disparition de la faune piscicole à cause de ces oiseaux ». Le rallongement de cette période de tir permettra des résultats imminents : « Plus on peut les réguler longtemps, plus on a de chances d’avoir un résultat positif ».
Ami Lièvre avoue que tout a été essayé du point de vue légal pour régler ce problème. Il explique également que la situation a été clarifiée grâce à « une question ordinaire du conseiller national UDC jurassien, Thomas Stettler ». Le conseiller fédéral, Albert Rösti, lui a répondu que la régulation des cormorans était de la compétence des cantons.
Ami Lièvre : « C’est vraiment un soulagement. »
Une autre espèce inquiète
Le cormoran n’est pas la seule espèce piscivore qui inquiète le vice-président de la FCJP. Le harle bièvre arrive également dans la région : « une quinzaine d’individus ont pillé la rivière à Grandgourt. Nous avons fait une pêche électrique à cet endroit mais il n’y avait plus rien ». Les autorités commencent également à chercher des solutions pour faire face aux dangers de cet oiseau qui est protégé : « Il y a une initiative parlementaire fédérale qui demande qu’on puisse un peu le réguler. Sinon, on aura beau lutter contre le cormoran, c’est l’autre espèce qui va faire le travail », conclut Ami Lièvre. /fwo









